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Brève — Agriculture

La Confédération paysanne occupe le ministère de l’Agriculture

Ce mercredi 14 mars, depuis 17h, 70 paysannes et paysans occupent avec une dizaine de brebis le hall de la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) au ministère de l’Agriculture.

Ces membres de la Confédération paysanne demandent le maintien pour toutes les surfaces pastorales des aides de la PAC.

Cette action intervient alors que le gouvernement français peut faire reconnaître des centaines d’hectares de zones pastorales d’ici au 31 mars auprès de l’Union européenne.

Jusqu’en 2016, toutes les surfaces pastorales - situées dans des zones difficiles, souvent montagneuses, là où paissent les troupeaux - étaient éligibles à des aides PAC. Mais un changement de règle en 2017 a laissé de côté bon nombre d’élevages. Plus de 600 fermes d’après le syndicat.

Comment l’Europe justifie-t-elle cette modification ? La Commission européenne remet en cause la façon dont la France comptabilise ses surfaces. « Pour la Commission européenne, les surfaces avec moins de 50 % d’herbe ne sont pas des surfaces agricoles. Pour la Commission européenne, une surface agricole est une prairie « normande » alors que les landes, garrigues avec peu d’herbe, ne seraient pas des surfaces agricoles », explique le syndicat paysan dans son dossier de presse.

La France a encore les moyens de rectifier le tir, si elle le notifie auprès de la Commission européenne. Or pour le moment, le gouvernement semble faire la sourde oreille.

« Alors que Stéphane Travert persiste dans sa volonté d’éliminer les petites fermes qui mettent en valeur le pâturage dans des zones difficiles, le ton monte », lit-on sur le Twitter de la Confédération paysanne.

-  Source  : Confédération paysanne.

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