La Cour des comptes critique le bilan environnemental de la centrale biomasse de Gardanne
La centrale thermique de Provence (Gardanne), en août 2025. - François GOGLINS / CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons
La centrale thermique de Provence (Gardanne), en août 2025. - François GOGLINS / CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons
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Dans un document publié le jeudi 26 février, la Cour des comptes dresse un bilan critique du bilan environnemental « très contestable » de la centrale biomasse de Gardanne, comme l’a repéré Contexte. L’analyse est tirée d’un rapport portant plus précisément sur l’arrêt des centrales à charbon et alerte sur le risque d’un « déficit capacitaire [de production d’électricité] en 2030 » suite à la fermeture des dernières centrales à charbon.
Sur la question de la reconversion de la biomasse, elle pointe quelques limites autour de « la tension sur cette ressource » et « le déficit de compétitivité » de ces projets. Les magistrats s’attardent plus longuement sur le cas de Gardanne, seule centrale à charbon à s’être pour l’instant reconvertie. La Cour des comptes conclut à un soutien public « considérable » et « particulièrement contestable » pour cette centrale, de même que son bilan carbone.
Autre problème soulevé : l’approvisionnement de la centrale. Dans le projet de départ, le bois utilisé devait prévenir pour « 35 % de l’ensemble de la ressource forestière disponible dans un rayon de 250 km autour du site ». Seulement voilà, la Cour constate qu’en 2024, le bois utilisé pour alimenter la centrale de la Gardanne provenait principalement de l’étranger, notamment du Brésil. Interrogé par Contexte, GazelEnergie, propriétaire de la centrale possédé par le milliardaire Daniel Kretinsky, déclare que « les contrats d’approvisionnement en biomasse brésilienne ont cessé en 2025 ».