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En brefClimat

La Sibérie fond sous la canicule

Mokrousovsky, dans la Kourgan de Kourgan en Sibérie (photo d'illustration).

Depuis début juin, la Sibérie est confrontée à des températures records : le 3 juin, la ville de Kourgan située à l’est de Moscou, près de la frontière avec le Kazakhstan, voyait son thermomètre monter à 38,3 °C. « L’histoire climatique mondiale écrit une nouvelle page incroyable aujourd’hui avec une vague de chaleur extrême en Sibérie », écrivait alors sur Twitter le climatologue Maximiliano Herrera, qui suit les records de températures à travers le monde. Depuis, les records tombent les uns après les autres. Le 7 juin, on relevait 40,1 °C dans la ville de Kljuci, 39,5 °C à Rubcovsk, 39 °C à Volchiha et 38,5 °C à Alejskaja.

Les conséquences de la chaleur sur le pergélisol

Cet été 2023 risque de ressembler aux étés 2021 et 2022 où d’énormes incendies ont ravagé des hectares de steppes, de forêts et de taïga. La Sibérie est particulièrement affectée par le changement climatique depuis quelques années.

Outre les mégafeux, ces chaleurs extrêmes provoquent la fonte du pergélisol (sol perpétuellement gelé) dont les conséquences sont multiples, comme l’expliquait notre enquête en Iakoutie en 2021 : problèmes pour l’agriculture, dégradation des infrastructures (les maisons s’enfoncent dans le sol, les routes se déforment), relâchement de grandes quantités de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, amplifiant encore plus le réchauffement climatique.

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