Le bétonnage d’espaces naturels a un peu reculé en 2023
Un lotissement en construction (illustration). - Olybrius / CC BY-SA 3.0 / Wikimedia Commons
Un lotissement en construction (illustration). - Olybrius / CC BY-SA 3.0 / Wikimedia Commons
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19 263 hectares d’espaces naturels, agricoles et forestiers (Enaf) sont devenus des territoires urbanisés en France en 2023, selon une étude établie par le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema) pour le compte de l’État, et menée dans le cadre de l’Observatoire de l’artificialisation des sols et publiée le 13 mai. C’est le chiffre le plus bas jamais enregistré depuis le lancement de l’étude en 2009.
63 % de l’artificialisation est destinée à l’habitat et 23 % à l’activité. Cette consommation d’espace est poussée par 5,6 % des communes, qui contribuent à 40 % de la transformation d’Enaf et ont urbanisé, en moyenne, 40,5 hectares chacune depuis 2011. La bétonisation des sols est le principal facteur de perte de biodiversité.
La loi Climat et résilience, signée en 2021, fixe l’objectif de sobriété foncière à horizon 2050, avec zéro artificialisation nette des sols, et une réduction de moitié d’ici 2031. Les données analysées par le Cerema mettent en avant une légère baisse de la consommation d’Enaf par rapport à 2022 : cette année-là, 20 251 hectares avaient été urbanisés.