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La crise énergétique pourrait accélérer les renouvelables... et le nucléaire

En plus de l'éolien, La crise devrait également « relancer l’élan en faveur de l’énergie nucléaire, y compris des petits réacteurs modulaires », dit l'AIE.

La crise énergétique pourrait accélérer le développement des renouvelables, selon l’AIE

La crise énergétique liée au conflit au Moyen-Orient, « plus grave que celles de 1973, 1979 et 2022 réunies » devrait, à terme, accélérer le développement des énergies renouvelables, nucléaires et des véhicules électriques, estime le directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) Fatih Birol dans une interview parue dans Le Figaro lundi 6 avril.

« Ce ne sera pas une solution à la crise actuelle, a-t-il précisé, mais la géopolitique de l’énergie sera profondément transformée ». Selon lui, même si « cela prendra des années », certaines technologies devraient se développer beaucoup plus rapidement, « à l’échelle de quelques mois ». C’est notamment le cas du solaire et de l’éolien, « dont l’installation est très rapide ».

La crise devrait également « relancer l’élan en faveur de l’énergie nucléaire, y compris des petits réacteurs modulaires », tandis que des pays pourront compter sur des capacités supplémentaires grâce à la prolongation de la durée de vie des centrales existantes.

Vers un « avril noir »

D’ici-là, à court terme, les pays devront « utiliser l’énergie de la manière la plus prudente possible, en l’économisant et en améliorant son efficacité », préconise Fatih Birol, rappelant que « cette guerre obstrue l’une des artères de l’économie mondiale. Pas seulement le pétrole et le gaz, mais aussi les engrais, la pétrochimie, l’hélium et bien d’autres choses ».

Après un mois de mars « très difficile », le monde s’apprête à entrer « dans un avril noir », a-t-il prévenu. « Si le détroit d’Ormuz reste effectivement fermé tout au long du mois d’avril, nous perdrons deux fois plus de pétrole brut et de produits raffinés qu’en mars. Soixante-quinze infrastructures énergétiques ont été attaquées et endommagées et plus d’un tiers d’entre elles sont gravement ou très gravement touchées », a précisé le patron de l’AIE.

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