Faire un don
18164 € récoltés
OBJECTIF : 80 000 €
23 %
Pour une presse libre comme l'air ! Soutenir reporterre

La faillite de la classe dirigeante

Durée de lecture : 2 minutes

9 novembre 2016 / Hervé Kempf

On ne peut s’empêcher de prendre la victoire de M. Trump comme une claque immense aux classes dirigeantes. Il est vulgaire, sexiste, raciste, climato-sceptique, oui. Il est dangereux, oui. Il est un milliardaire qui méprise profondément les pauvres, oui. Il a une attitude effrayante à l’égard de l’environnement, oui.

Mais si M. Trump a gagné, c’est, que cela plaise ou non, parce qu’il a su parler à une large partie des « petites gens ». Exprimer leur rejet de l’establishment oligarchique qui se partage le pouvoir politique à Washington et le pouvoir financier à Wall Street. Exprimer leur ras-le-bol d’une « globalisation » qui se fait à leur détriment. Exprimer leur malaise dans un monde qu’ils ne comprennent plus.

Et surtout, si Trump a gagné, c’est parce que la pseudo-gauche aux ordres de, ou fondue dans, la finance a mis tout son poids contre le seul qui aurait pu le battre, Bernie Sanders. Celui-ci était le candidat qui parlait au peuple et aux jeunes, mais pour leur proposer un avenir où la justice et l’écologie seraient les maîtres-mots, un avenir où l’on reprendrait le contrôle des marchés financiers.

Pour les classes dirigeantes, il représentait le véritable danger. Il fallait l’éliminer. Et Mme Clinton a bénéficié d’un appui éhonté du Parti démocrate qui, abandonnant toute équité, a mis son poids derrière elle pour évincer le rival Bernie Sanders. Hillary Clinton est très intimement liée à la firme Goldman Sachs, une des principales banques de Wall Street largement responsable de la crise financière de 2008. Et Mme Clinton avait un budget de campagne nettement supérieur à celui de M. Trump.

Nous sommes coincés entre des politiciens d’extrême-droite à la Trump et une classe dirigeante corrompue et autoritaire. Si la France et l’Europe veulent ne pas connaître le sort de cette Amérique qui sombre, il est urgent de changer de cap : en finir avec les politiques néo-libérales, réduire les inégalités, orienter l’économie vers une écologie créatrice d’emplois.


Puisque vous êtes ici…

… nous avons une faveur à vous demander. La crise écologique ne bénéficie pas d’une couverture médiatique à la hauteur de son ampleur, de sa gravité, et de son urgence. Reporterre s’est donné pour mission d’informer et d’alerter sur cet enjeu qui conditionne, selon nous, tous les autres enjeux au XXIe siècle. Pour cela, le journal produit chaque jour, grâce à une équipe de journalistes professionnels, des articles, des reportages et des enquêtes en lien avec la crise environnementale et sociale. Contrairement à de nombreux médias, Reporterre est totalement indépendant : géré par une association à but non lucratif, le journal n’a ni propriétaire ni actionnaire. Personne ne nous dicte ce que nous devons publier, et nous sommes insensibles aux pressions. Reporterre ne diffuse aucune publicité ; ainsi, nous n’avons pas à plaire à des annonceurs et nous n’incitons pas nos lecteurs à la surconsommation. Cela nous permet d’être totalement libres de nos choix éditoriaux. Tous les articles du journal sont en libre accès, car nous considérons que l’information doit être accessible à tous, sans condition de ressources. Tout cela, nous le faisons car nous pensons qu’une information fiable et transparente sur la crise environnementale et sociale est une partie de la solution.

Vous comprenez donc sans doute pourquoi nous sollicitons votre soutien. Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, et de plus en plus de lecteurs soutiennent le journal, mais nos revenus ne sont toutefois pas assurés. Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre

Source : Hervé Kempf pour Reporterre

Photo : New York Times

THEMATIQUE    International Politique
28 septembre 2019
Un nouveau grand cru dans le Bordelais : le vrai lait de ferme
Alternative
5 décembre 2019
Pourquoi la réforme des retraites va-t-elle contre les femmes ? (VIDÉO)
1 minute, 1 question
28 novembre 2019
Le climatoscepticisme reste présent dans la classe politique
Enquête


Sur les mêmes thèmes       International Politique





Du même auteur       Hervé Kempf