La forêt de Brocéliande menacée par des déchets

Durée de lecture : 4 minutes

23 septembre 2011 / Artac


Depuis 2004, date de la proclamation de l’Appel de Paris, un appel international qui
comme vous le savez a été renouvelé et conforté lors du deuxième colloque de l’Unesco de 2006 et plus récemment celui d’avril 2011, plusieurs centaines d’affaires mettant en
cause la dégradation de notre environnement et les problèmes de santé qui en relèvent
nous sont parvenus demandant l’aide du Professeur Dominique Belpomme ou celui de l’ARTAC pour combattre des procédés économiques et financiers jugés indignes de la
République.

Il est évident que l’ARTAC et que son président en sa qualité de médecin ne peuvent rester indifférents.
Or l’une des dernières affaires en cours est celle du centre d’enfouissement des ordures situé au coeur de la forêt de Brocéliande, une décharge ordurière qu’on
voudrait aujourd’hui agrandir, et assortir d’une usine de TMB (fabrication des composts à
partir d’ordures ménagères) pour en faire le plus grand centre d’enfouissement de
Bretagne pour les 30 ans à venir !

Sur invitation du Maire de Concoret, Mr J.Y. Bourien, Le Professeur Dominique Belpomme avait, il y a quatre ans mis en garde les promoteurs d’un tel projet, visant à démanteler un
peu plus la forêt de Brocéliande et donc à supprimer définitivement la légende, le mythe et pour tout dire la culture Bretonne et avait alors fait une intervention TV sur FR3 Bretagne pour condamner un tel projet.

Aujourd’hui, c’est le Maire de Gaël, une commune située en proximité de Concoret, et qui contre son gré accueille ce centre d’enfouissement, qui appelle au secours.

Mais le crime culturel en cours de perpétuation est encore plus grave qu’on pouvait le prévoir puisqu’il se solde maintenant par des problèmes de santé touchant gravement la population proche de l’actuel centre d’enfouissement, qui bien que fermé en 2000, n’en
continue pas pour autant à ne pas diffuser ses sévices sanitaires, la raison en étant notamment sa situation en pleine zone humide et en tête de bassin versant de l’Oust qui alimente entre autres l’étang aux Ducs situé à Ploërmel dans le Morbihan.

Ainsi dans le rapport que nous a fourni le Maire de Gaël, intitulé « Signalement de cas groupés de cancers autour d’un centre de stockage et déchets ménagers - Site de Point-
Clos, Gaël », un rapport établi à la fois par les communes de Gaël (Ile et Vilaine) et de Concoret (Morbihan), il ne fait aucun doute que nous sommes en présence d’un « amas
de cas de cancers » - un cluster comme l’appellent les anglophones - et qu’un lien de cause à effet ne peut être écarté, compte tenu des données de la littérature scientifique internationale ayant prouvé l’existence d’un taux de cancer (et de malformations congénitales) élevé à proximité des centres de décharge.

Ainsi le rapport de novembre 2006 de la Cellule Inter Régionale d’Epidémiologie (CIRE) ouest est-il faussement rassurant, non seulement parce qu’il méprise les données scientifiques internationales, mais aussi parce qu’il est entaché d’approximations et d’erreurs grossières au plan méthodologique…..

C’est la raison de cette Newsletter N° 36 de l’Appel de Paris.
Nous ne pouvons en effet que nous opposer fermement à un tel projet.
Aujourd’hui, en voulant agrandir le centre d’enfouissement des ordures en plein coeur de ce qu’il nous reste de la forêt de Brocéliande, c’est non seulement la légende de
l’enchanteur merlin et de la fée Viviane qu’on tue, - donc le coeur de la Bretagne et sa culture qu’on fait disparaitre, mais c’est aussi la santé de ses habitants et de ses enfants
qu’on brade.

Souvenons-nous qu’en septembre 1990, un énorme incendie avait déjà ravagé une partie de la forêt de Brocéliande et plus particulièrement le site légendaire du « Val sans retour ».

Avec l’artiste François Davin et l’Arbre d’Or qu’il a créé pour rappeler la nécessité de la forêt des légendes, mobilisons nous !
C’est ce que fait aujourd’hui au sein du comité de soutien de l’Appel de Paris, le Pr Belpomme, Breton de coeur et d’origine par sa grand-mère Rivoual.

Bretagne lève toi !



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