Relaxe pour un militant qui voulait sauver des arbres de Fontainebleau
Cette décision s'inscrit également dans une histoire plus ancienne, celle de la lutte pour la préservation de la forêt de Fontainebleau. Photo d'illustration. - Pxhere
Cette décision s'inscrit également dans une histoire plus ancienne, celle de la lutte pour la préservation de la forêt de Fontainebleau. Photo d'illustration. - Pxhere
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Serge Geoffre a été relaxé. Ce militant de 62 ans était poursuivi pour dégradation de « mobilier urbain » car il avait effacé les marques rouges réalisées par l’Office national des forêts (ONF) sur certains arbres de la forêt de Fontainebleau, au sud de Paris, destinés à l’abattage. Il les remplaçait par des ronds bleus, qui servent à l’association des Amis de la forêt de Fontainebleau à signaler les arbres protégés.
L’ONF réclamait 21 500 euros de dommages. Le parquet avait requis trois mois de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende avec sursis.
Le tribunal correctionnel de Fontainebleau a relaxé Serge Geoffre le 16 avril. Il a jugé que son action politique sur un sujet d’intérêt général relevait de l’exercice de la liberté d’expression comme l’explique son avocat Alexis Baudelin sur Instagram.
Désobéissance civile
« Ce jugement remarquable de Fontainebleau s’inscrit dans une lignée jurisprudentielle de plus en plus étoffée qui considère que les actions de désobéissance civile qui se traduisent par la commission d’infraction et notamment par des atteintes aux biens peuvent être protégées sur le fondement de la liberté d’expression », explique l’avocat.
Cette décision s’inscrit également dans une histoire plus ancienne, celle de la lutte pour la préservation de la forêt de Fontainebleau. Au XIXe siècle, les peintres de l’école de Barbizon, et des écrivains et écrivaines, notamment George Sand, avaient lancé des actions de désobéissance civile contre l’abattage des arbres de Fontainebleau.