La fragmentation des habitats est une « bombe à retardement » pour les écosystèmes, selon une étude scientifique
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La fragmentation d’un écosystème naturel consiste en la division du paysage (bois, plaines, forêts…) en fragments plus petits et isolés, séparés par des paysages transformés par l’homme (champs agricoles, villes, canaux...).
Une bombe à retardement
Une étude à grande échelle menée par un consortium international de chercheurs, comprenant Jean Clobert de la Station d’écologie expérimentale du CNRS à Moulis, révèle que ce processus est une véritable bombe à retardement. Ces travaux montrent que la division des habitats naturels aura des effets négatifs à long terme non prévus jusque-là, non seulement sur la biodiversité des écosystèmes, mais aussi sur leur fonctionnement.
Contrairement à ce que pensaient les biologistes jusqu’à maintenant, les conséquences les plus visibles des fragmentations en cours ne seront détectables que dans 15 à 20 ans.