La pollution de l’air divisée par deux en 20 ans en Île-de-France
Les zones proches des grands axes routiers, comme le périphérique, restent les plus polluées. - Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0 / Chabe01
Les zones proches des grands axes routiers, comme le périphérique, restent les plus polluées. - Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0 / Chabe01
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On respire mieux à Paris. La pollution de l’air en Île-de-France a été divisée par deux en vingt ans, estime Airparif dans une nouvelle étude publiée le 9 avril. Autre bonne nouvelle : en conséquence, le nombre de décès prématurés liés aux particules fines a diminué d’un tiers entre 2010 et 2019.
À l’heure où les zones à faibles émissions font débat, l’association indépendante impute les progrès accomplis aux « politiques européennes, nationales et locales en matière de mobilité, de chauffage, d’énergie et d’environnement ».
Signe de cette amélioration, en 2024, environ 800 Franciliens étaient encore exposés à un dépassement des valeurs limites réglementaires, contre 5 000 personnes en 2023. Principal point noir : les grands axes routiers, le long desquels l’air est deux fois plus pollué.
Perte de dix mois d’espérance de vie
Seule pollution qui ne diminue pas, celle liée à l’ozone émis par le trafic routier et les composés volatils des solvants et peintures. Un phénomène par ailleurs aggravé par le changement climatique.
Il reste donc encore du chemin à parcourir selon l’organisme de surveillance. Car « la pollution de l’air reste responsable d’impacts importants sur la santé », note Airparif. En Île-de-France, elle entraînait encore en 2019 une perte moyenne de dix mois d’espérance de vie par adulte.
Selon une vaste étude de Santé publique France, la pollution de l’air serait responsable de 40 000 nouveaux cas d’asthme chez l’enfant, de 10 000 accidents vasculaires cérébraux, ou encore de 78 000 nouveaux cas d’hypertension artérielle.