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En bref — Santé

La pollution tue 9 millions de personnes par an

La fumée des fours à briques est la cause principale de la pollution de l'air au Bangladesh. Ici à Khulnâ, en 2012.

La pollution de l’air, de l’eau et des sols tue chaque année 9 millions de personnes. Telles sont les conclusions d’une étude publiée le 17 mai dans la revue The Lancet Planetary Health, relayée par Le Monde. 1 décès sur 6 (16 %) serait attribuable aux substances toxiques présentes dans l’environnement. C’est trois fois plus que le nombre de morts cumulées causées par le sida, la tuberculose et le paludisme.

Une trentaine de chercheurs ont contribué à cette étude, qui s’appuie sur les données de 2019 du Global Burden of Disease, un programme international de recherche en épidémiologie piloté par l’Institute for Health Metrics and Evaluation de Seattle. Les données de l’année 2015 avaient déjà été analysées en 2017. Triste constat : en quatre ans, le nombre de décès prématurés attribuables à la pollution n’a pas bougé d’un iota. « La situation ne s’est pas améliorée, conclut la commission du Lancet. La pollution reste une menace globale majeure, en particulier pour les pays à bas et moyens revenus. »

Des progrès ont certes été réalisés depuis le début du siècle. L’eau potable est devenue plus accessible, et le charbon est moins utilisé pour se chauffer et cuisiner. Mais ces avancées ont été annihilées par l’augmentation des décès imputables à l’exposition aux particules fines et aux substances chimiques. Depuis 2000, les décès liés à ces formes « modernes » de pollution ont augmenté de plus de 66 % à travers le monde. Les pays pauvres sont les plus touchés : plus de 90 % des décès sont concentrés dans des pays à revenus faibles et moyens, comme l’Inde, le Pakistan ou le Bangladesh.

Les gouvernements semblent pourtant peu se préoccuper du problème. « En dépit d’énormes répercussions sur la santé de mieux en mieux documentées et de préoccupations grandissantes dans la population, l’attention et les moyens portés à la lutte contre la pollution n’ont que très peu augmenté depuis 2015 », commente auprès du Monde Richard Fuller, l’auteur principal de ce rapport.

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