La préfecture du Doubs autorise l’abattage de 451 chamois
Les chamois sont accusés de causer des dégâts, notamment en dévorant les bourgeons des jeunes arbres. - © Giles Laurent, gileslaurent.com, License CC BY-SA
Les chamois sont accusés de causer des dégâts, notamment en dévorant les bourgeons des jeunes arbres. - © Giles Laurent, gileslaurent.com, License CC BY-SA
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Les chamois, déjà traqués, vont devoir redoubler de vigilance. Dans le cadre du plan de chasse du Doubs, un arrêté préfectoral publié mi-août autorise le « prélèvement » de 377 à 451 chamois jusqu’au 28 février 2026.
Le motif invoqué par la préfecture du Doubs : réguler l’espèce afin de « concilier le maintien du gibier avec les agricoles et sylvicoles », l’animal étant accusé de causer des « dégâts » sur des forêts déjà affectées par le dérèglement climatique.
Des arguments insuffisants pour l’Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas) selon qui rien ne permet d’attribuer ces dégâts aux chamois avec certitude. Et pour les éviter, il suffit de protéger les plants à l’aide de graines anti-gibier, estime l’association. Selon nos confrères de Libération, l’Aspas va déposer un recours en annulation contre l’arrêté préfectoral dans les prochaines semaines.
Ce débat entre forestiers et chasseurs d’un côté et association de défense des animaux de l’autre n’est pas nouveau. L’an dernier, un précédent arrêté préfectoral avait autorisé le prélèvement de près de 600 chamois pour les mêmes raisons. De nombreuses ONG comme la fondation Brigitte Bardot avaient dénoncé un « massacre ». Une pétition contre cet abattage, lancée en novembre 2024 par l’association locale Humanimo, avait recueilli plus de 80 000 signatures.