La primatologue Biruté Galdikas est morte, à l’âge de 79 ans
Fin 2025, Biruté Galdikas racontait à Reporterre : « J’ai suivi des orangs-outans dans des marécages, avec l’eau jusqu’au cou. » - © Fondation internationale des orangs-outans
Fin 2025, Biruté Galdikas racontait à Reporterre : « J’ai suivi des orangs-outans dans des marécages, avec l’eau jusqu’au cou. » - © Fondation internationale des orangs-outans
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Biruté Galdikas s’est éteinte à l’âge de 79 ans, à Los Angeles, le 24 mars, des suites d’une longue maladie. C’est ce qu’a annoncé l’université Vytautas Magnus, en Lituanie, dont elle était docteure honoraire.
Née en 1946, cette primatologue canadienne a consacré sa vie à l’étude et à la défense des orangs-outans — et de leur territoire, ravagé par la déforestation. Elle a créé en 1986 la Fondation internationale des orangs-outans, et a dénoncé inlassablement les ravages des plantations de palmiers à huile. Elle était connue pour être l’une des trois « trimates », les trois femmes qui ont révolutionné l’étude des grands singes, aux côtés de Jane Goodall, spécialiste des chimpanzés, et Dian Fossey, spécialiste des gorilles.
Biruté Galdikas avait accordé un entretien à Reporterre en décembre 2025, dans lequel elle revenait sur ses longues décennies de combat passionné pour les orangs-outans dans la jungle de Bornéo.
En 1971, à 25 ans, elle est allée dans la jungle de Bornéo pour étudier ces singes à la fourrure rougeâtre hirsute. Par ses observations, Biruté Galdikas a été la première primatologue à noter l’utilisation d’outils par les orangs-outans lorsqu’elle a vu l’un d’eux casser une branche en deux pour se gratter. Elle a aussi démontré que ces primates, en dispersant des graines, contribuent à la régénération des forêts tropicales.