123
Média indépendant à but non lucratif, en accès libre, sans pub, financé par les dons de ses lectrices et lecteurs

En brefQuotidien

Cosmétiques et produits d’hygiène sont une forte source de perturbateurs endocriniens

Des chercheurs ont demandé à une centaine d’étudiantes grenobloises de réduire durant 5 jours leur usage des produits pour les remplacer par des versions sans produits chimiques.

La diminution de l’usage des shampoings, savons ou maquillage réduit drastiquement l’exposition aux perturbateurs endocriniens. C’est ce que révèle une étude rendue publique mercredi 22 avril par l’Inserm, menée par des chercheurs de l’université Grenoble Alpes et du CNRS et publiée dans la revue Environment International. Elle démontre qu’après cinq jours de diminution de l’utilisation de produits d’hygiène et de cosmétiques, la concentration de perturbateurs endocriniens présents dans les urines baisse jusqu’à 39 %. En particulier pour le bisphénol A, soupçonné d’être lié aux cancers du sein et à l’infertilité.

Pour le découvrir, les chercheurs ont demandé à une centaine d’étudiantes grenobloises âgées de 18 à 30 ans de réduire durant cinq jours leur usage des produits d’hygiène et de cosmétiques habituels pour les remplacer par des versions sans produits chimiques.

Cette découverte scientifique survient alors que le Parlement européen doit statuer fin avril sur un changement de la réglementation européenne sur les cosmétiques. Comme nous l’avions révélé, les géants des cosmétiques ont obtenu le soutien de la France et de la Commission européenne pour commercialiser plus longtemps la plupart des produits aujourd’hui sur le marché et voués à être interdits, car contenant des substances dangereuses pour la santé.

legende