La survie des maquereaux menacée par de nouveaux quotas de pêche
Le Royaume-Uni, la Norvège, l'Islande et les Îles Féroé ont décrété des quotas dépassant de 72 % les recommandations scientifiques. - Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0 / Kora27
Le Royaume-Uni, la Norvège, l'Islande et les Îles Féroé ont décrété des quotas dépassant de 72 % les recommandations scientifiques. - Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0 / Kora27
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Ils ont conclu leur accord en ignorant les alertes scientifiques et les autres États concernés. Alors que, le 13 décembre, les pays membres de l’Union européenne avaient consenti à réduire massivement les quotas de pêche des maquereaux pour les six premiers mois de l’année par rapport à 2025, le Royaume-Uni, la Norvège, l’Islande et les Îles Féroé n’ont consenti à aucun effort.
Les quatre pays ont annoncé le 16 décembre qu’ils avaient décidé de fixer un total admissible de capture de plus de 299 000 tonnes de maquereaux en 2026, soit « 72 % de plus que les recommandations scientifiques », a déploré la Commission européenne, qui n’a pas été consultée. Face à un stock de maquereaux « déjà en dessous des limites biologiques et qui risque de s’effondrer », cette exploitation excessive « menace de causer des dommages irréversibles », a alerté Bruxelles.
Si cet accord suscite une telle opposition, c’est parce que le maquereau, dont l’aire de répartition s’est déplacée vers le nord sous l’effet du réchauffement de l’océan, constitue un stock partagé entre l’ensemble des États côtiers concernés. Le Comité national des pêches français, qui juge cette décision « inadmissible » a réclamé des sanctions commerciales avec une limitation voire une interdiction des importations en provenance de ces pays.