« Proches du point de rupture », les maquereaux victimes de la surpêche
Si les prises ne sont pas réduites d’au moins 70 % en 2026, avertit le Conseil international pour l’exploration de la mer, les populations de maquereaux risquent de ne pas se reconstituer. - Paul Einerhand / Unsplash
Si les prises ne sont pas réduites d’au moins 70 % en 2026, avertit le Conseil international pour l’exploration de la mer, les populations de maquereaux risquent de ne pas se reconstituer. - Paul Einerhand / Unsplash
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C’est l’un des poissons les plus consommés en France… et l’un des plus menacés. Dans un avis scientifique publié le 30 septembre, les experts du Conseil international pour l’exploration de la mer (Ciem) alertent sur l’état des populations de maquereaux. Depuis 2010, les prises de ce petit poisson au dos zébré de raies noires, pêché majoritairement au chalut dans le nord-est de l’Atlantique, excèdent de près de 40 % chaque année les recommandations scientifiques.
Si les prises ne sont pas réduites d’au moins 70 % en 2026, avertit le Ciem, les populations de maquereaux risquent de ne pas se reconstituer.
En avril dernier, un guide mis au point par l’ONG britannique Marine Conservation Society mettait déjà en lumière les « risques » pesant sur les populations de maquereaux de l’Atlantique nord-est, décrites comme proches d’un « point de rupture ».
Outre la pression de la pêche, le maquereau subit de plein fouet les effets du changement climatique. L’augmentation de la température de l’eau tend à pousser ses populations vers le Nord, sur les rives de la Grande-Bretagne, de la Norvège et de l’Islande. Des pays extérieurs à l’Union européenne, et où la pêche est moins règlementée.
« Ils voient le maquereau arriver en masse chez eux et en profitent », selon Clara Ulrich, coordinatrice des expertises halieutiques à l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), interrogée par Libération.