Laurent Duplomb envisage un nouveau texte pour réintroduire l’acétamipride
Laurent Duplomb sénateur et ancien président de la chambre d'agriculture de la Haute-Loire, sous l'étiquette FNSEA. - Wikimedia Commons / CC BY 4.0 / Prad-Fan
Laurent Duplomb sénateur et ancien président de la chambre d'agriculture de la Haute-Loire, sous l'étiquette FNSEA. - Wikimedia Commons / CC BY 4.0 / Prad-Fan
Durée de lecture : 1 minute
Mauvais perdant, Laurent Duplomb ? Après la décision du Conseil constitutionnel de censurer partiellement la loi qui porte son nom le 7 août, sa riposte ne s’est pas fait attendre. Le sénateur (Les Républicains) de Haute-Loire n’exclut pas un nouveau texte pour réintroduire l’acétamipride, mais en tenant compte cette fois des critères imposés par les Sages, a-t-il affirmé sur RMC, le 8 août.
Le Conseil constitutionnel a constaté que la réintroduction, sous conditions, de l’acétamipride, interdit en France depuis 2018, n’était « pas encore assez encadrée sur la durée, ni sur la liste des filières, dans le texte que j’ai présenté », a-t-il reconnu. Ainsi, pour lui, « le Conseil constitutionnel ne ferme pas la porte, puisqu’il nous donne les éléments qui pourraient permettre, avec un nouveau texte, de trouver des solutions pour pouvoir peut-être le réintroduire [...] Il reste encore du temps pour examiner ce qui va se passer, comment nous allons pouvoir le faire », a ajouté Laurent Duplomb.
Les opposants à cette loi, réunis devant l’institution au moment de l’annonce de la décision, ne comptent pas le laisser faire. Déterminés à poursuivre la lutte, ils veulent aller encore plus loin et exigent un moratoire sur les pesticides. Les députés de gauche ont aussi dit vouloir déposer à l’Assemblée nationale un texte permettant l’abrogation de la loi Duplomb.