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Il récidive : Laurent Duplomb tente de réautoriser l’acétamipride

Manifestation le 11 avril 2026 contre la loi Duplomb à Toulouse.

La ministre de l’Agriculture Annie Genevard avait assuré que cela n’arriverait pas. Pourtant, jeudi 11 juin, le sénateur Laurent Duplomb a déposé un amendement visant à réintroduire l’acétamipride, dans le projet de loi d’urgence d’agricole.

Ainsi que le prévoyait la controversée loi Duplomb, ce nouvel amendement prévoit l’utilisation de l’acétamipride et du flupyradifurone dans certaines cultures, comme les noisettes ou les betteraves...

Lire aussi : Les manœuvres du gouvernement et de l’extrême droite pour réintroduire l’acétamipride « en douce »

L’acétamipride est un pesticide de la famille des néonicotinoïdes, néfastes pour les pollinisateurs, et potentiellement dangereux pour l’humain. La réintroduction de ce produit via la loi Duplomb avait suscité une vive opposition de la société civile à l’été 2025, avec une pétition recueillant plus de 2 millions de signatures, avant d’être censurée par le Conseil Constitutionnel.

Mais Laurent Duplomb, fervent défenseur de l’agriculture intensive, n’avait pas dit son dernier mot. Cette nouvelle tentative d’amendement, menée avec deux autres sénateurs de droite et du centre (le républicain Pierre Cuypers et le centriste Franck Ménonville), en est la preuve.

Laurent Duplomb multiplie les amendements

Cependant, l’amendement doit encore être examiné en commission des affaires publiques à partir du 17 juin, puis en séance publique à partir du 29 juin. Le Sénat étant majoritairement acquis à la droite, cet amendement pourrait bien être adopté. En revanche, il y a de grandes chances qu’il soit jugé irrecevable, comme l’ont été tous les précédents en ce sens.

Le sénateur de la Haute-Loire ne s’est pas arrêté là. Laurent Duplomb a également déposé un amendement pour doubler les capacités de stockage d’eau des mégabassines d’ici 2035, un autre pour alléger les débats publics préalables à la création de ces retenues d’eau, et un troisième pour supprimer l’instauration d’un délai maximal de six mois pour juger les recours déposés contre les projets de stockages d’eau.

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