Le Japon inaugure un nouveau navire tueur de baleines
Le Japon chasse notamment le rorqual sei, une espèce en danger. - Wikimedia Commons/CC0/Christin Khan/NOAA/NEFSC
Le Japon chasse notamment le rorqual sei, une espèce en danger. - Wikimedia Commons/CC0/Christin Khan/NOAA/NEFSC
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Un nouvel abattoir de baleines débarque sur les mers. Le Japon a lancé, le 21 mai, son nouveau grand navire baleinier, le Kangei Maru, dont la construction a coûté l’équivalent de 44 millions d’euros. Ce bateau-usine, capable de conditionner et stocker la viande de baleine à bord, espère capturer environ 200 mammifères marins d’ici 2024. Il succède au Nisshin Maru, mis à la retraite en 2023 après plus de trente ans d’activité.
Le Japon est l’un des trois derniers pays à chasser la baleine, avec la Norvège et l’Islande. Le pays chasse actuellement trois espèces différentes : le rorqual de Bryde et la baleine de Minke (qui font l’objet d’une « préoccupation mineure » dans la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature), ainsi que le rorqual boréal (en danger). Début mai, le Japon a exprimé son souhait de chasser également le rorqual commun, considéré comme vulnérable.
Fruit d’une tradition remontant au moins au XIIe siècle, la consommation de baleines est défendue par le Japon, qui assure qu’elle a été une source de protéines cruciale pour la population après la Seconde Guerre mondiale. Cette viande est cependant délaissée progressivement par la population, au profit d’autres viandes. Dans les années 1960, les habitants de l’archipel mangeaient environ 200 000 tonnes de baleine par an, indique Libération, contre 2 000 tonnes environ aujourd’hui.
Dans un communiqué, Sea Shepherd France a indiqué qu’ils seraient aux côtés du capitaine Paul Watson, figure historique de la lutte contre la chasse à la baleines, pour « barrer la route » au navire-usine, dès l’hiver prochain.