Le changement climatique menace la sécurité mondiale, prévient le chef de l’Otan
Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'Otan, appelle à «réconcilier le besoin en énergie et l'environnement». - Flickr / CC BY-NC-ND 2.0 Deed / NATO North Atlantic Treaty Organization
Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'Otan, appelle à «réconcilier le besoin en énergie et l'environnement». - Flickr / CC BY-NC-ND 2.0 Deed / NATO North Atlantic Treaty Organization
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Lutter contre le changement climatique est aussi crucial « pour des raisons sécuritaires ». C’est ce qu’a rappelé le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, lors d’une conférence de presse, dimanche 17 mars à Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan, qui accueillera la COP29 en fin d’année.
Le réchauffement de la planète est « un multiplicateur de crise et nous en voyons les effets partout dans le monde », a souligné le chef de l’alliance militaire occidentale. Il a, au passage, souligné « le rôle important » que jouait l’Azerbaïdjan pour livrer du gaz aux « alliés clés » de l’Otan et évoqué la nécessité de « réconcilier le besoin en énergie et l’environnement », selon les propos rapportés par l’AFP.
Les ambiguïtés de l’Azerbaïdjan
Ces déclarations semblent contradictoires, puisque l’Azerbaïdjan est un producteur majeur d’énergies fossiles. Le pays du Caucase a annoncé en janvier vouloir augmenter massivement sa production gazière et a nommé un ancien cadre de compagnie pétrolière comme président de la COP29.
Ce qui n’a pas empêché le président de l’Azerbaïdjan, Ilham Aliyev, de déclarer lors de la même conférence de presse, le 17 mars : « Grâce à nos ressources naturelles en pétrole, nous investissons largement, avec nos partenaires, dans des sources d’énergies renouvelables. »