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La sédentarité due au réchauffement climatique pourrait causer 500 000 décès prématurés

C’est dans les régions les plus chaudes que les effets les plus importants sont à prévoir (photo d'illustration).

Difficile de faire du sport quand le mercure s’affole. Le réchauffement climatique pourrait conduire des millions de personnes à l’inactivité physique d’ici 2050, selon une étude publiée le 16 mars dans la revue The Lancet Global Health. Elle a été menée dans 156 pays entre 2000 et 2022.

Cette sédentarité pourrait engendrer près de 500 000 décès prématurés par an, ainsi qu’une baisse de productivité annuelle estimée entre 2,4 et 3,68 milliards de dollars (2,1 et 3,19 milliards d’euros).

L’inactivité physique est déjà un problème mondial de santé publique : environ un tiers des adultes ne respectent pas les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), soit au moins 150 minutes d’activité à intensité modérée ou 75 minutes d’intensité élevée.

Les pays les plus pauvres seront les plus touchés

L’étude suggère que d’ici 2050, chaque mois atteignant une température moyenne au-dessus de 27,8 °C augmentera l’inactivité physique d’1,5 point de pourcentage à travers le monde. Dans les pays à revenu faible et intermédiaire, ce chiffre monte à 1,85 point de pourcentage.

C’est dans les régions les plus chaudes que les effets les plus importants sont à prévoir, notamment l’Amérique centrale, les Caraïbes, l’est de l’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud-Est. Le taux d’inactivité physique pourrait y augmenter de plus de 4 points de pourcentage chaque mois dépassant la moyenne de 27,8 °C.

L’étude ne relève pas d’effets notables dans les pays à revenu élevé. Par ailleurs, les femmes et les adolescents seront les catégories les plus touchées.

De grandes incertitudes demeurent, notamment car les projections sont basées sur des questionnaires d’auto-évaluation.

Les auteurs de l’étude appellent à protéger la population en la sensibilisant davantage sur les gestes à adopter en cas de forte chaleur, en mettant en place des lieux climatisés à moindre coût et en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.

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