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Déchets nucléaires

Le débat « sans débat » sur les déchets nucléaires commence

La commission du débat public lance le 5 décembre le débat sur le projet d’enfouissement des déchets nucléaires Cigeo. Selon les opposants, « le gouvernement a vidé de son sens initial le processus en n’intégrant aucune participation du public aux choix décisionnels. »


Le collectif Meuse BURESTOP 55 dénonce cette nouvelle tromperie :

le débat public annoncé n’aura de débat que le nom

car tout est déjà décidé !

Attention, la méga-campagne de communication sur le débat commence
mercredi 6 décembre à Bar-le-Duc
.

UN PSEUDO-DÉBAT QUI CONCERNE QUI ?

Les Meusiens et les Haut-marnais qui vont subir directement les
nuisances, alors que les déchets nucléaires concernent la population
française toute entière.

UN PSEUDO-DÉBAT QUI NE DOIT PAS FAIRE ILLUSION

Nombre d’habitants pensent encore que ce débat va enfin lever les
tabous et poser LA question essentielle : enfouir ou ne pas enfouir. En
réalité, ce pseudo-débat ne portera pas du tout sur cela.

Pour le gouvernement, pour l’Andra et pour les producteurs de déchets
atomiques, l’enfouissement est déjà acté, à BURE.

UN PSEUDO-DÉBAT QUI NEBOUCHERA SUR RIEN DECISIONNEL

Les grandes options industrielles et techniques sont déjà sur les
rails, bouclées par l’Andra cette année.

Le choix -ENFOUIR- est déjà fait. Le centre de stockage est passé
en phase de conception industrielle en 2012. Avec l’engloutissement
de fonds très conséquents déjà.

UN PSEUDO-DÉBAT JUSTE POUR COMMUNIQUER, PAS POURCIDER
COLLECTIVEMENT

Selon la Commission Nationale du Débat Public,
"ce débat doit permettre à l’Andra de présenter les avancées du
projet depuis 2006, en particulier les aspects liés à la conception
industrielle de Cigéo, sa sûreté, sa réversibilité, son
implantation, sa surveillance”.

Il n’est pas question de remettre en cause quoi que ce soit sur le
fond et la finalité du projet. Il se limitera donc bien à une vaste
campagne de communication sur Cigéo, future poubelle nucléaire.

A savoir que le gouvernement doit satisfaire aux exigences européennes
(convention d’Aarhus), mais a vidé de son sens initial le processus en
n’intégrant aucune participation du public aux choix décisionnels.

UN PSEUDO-DÉBAT QUI FERA TACHE COMME CELUI DE 2005

Il y a déjà eu en 2005, un débat national sur la gestion des déchets
nucléaires. Celui-ci a un bilan calamiteux : aucune des conclusions
majoritaires des participants allant dans un sens contraire à
l’enfouissement n’ont marqué la loi de 2006 qui a suivi. Le
stockage en surface avait pourtant largement la préférence. C’est
pourtant juste après que BURE a été entériné.

(Pour rappel ce débat a coûté 2,46 millions d’euros, pour 13
réunions d’informations publiques qui ont touché... 3000 personnes,
voir dossier.)

UN PSEUDO-DÉBAT SUR UN MONCEAU D’INCERTITUDES SANS ISSUE

Au vu de nombreuses zones d’ombre et des récentes réserves de la CNE,
l’IEER, l’ASN concernant le projet Cigéo (ovalisation des galeries
soumises à de fortes poussées, effets de l’usage d’un tunnelier
pour creuser non évalués par manque de temps, comportement de la zone
endommagée par le creusement, manque de données sur l’interaction
température/hydrogène, effet de la chaleur sur le milieu, mode de
descente des colis, mémoire du site, etc...) à quoi peut bien
ressembler le dossier que l’Andra doit présenter à ce débat ? Un
brouillon et ce n’est pas rassurant.

UN PSEUDO-DÉBAT ENCADRÉ PAR LES FORCES DE L’ORDRE ET EN LIEUX FERMÉS

M.M. Birraux et Bataille* ont préparé le terrain pour ce débat au
sujet sensible. Ils proposent de trier sur le volet les participants :
pour les associations, ces conditions pourraient être (...)
l’antériorité, la régularité de fonctionnement et la transparence
du financement ; de protéger les lieux (fermés voire protégés)
avec l’aide de la force publique en cas de tentative d’intrusion de
manifestants voulant empêcher les participants de s’exprimer, et
bien border le tout juridiquement pour s’assurer que le pseudo débat
aura lieu coûte que coûte, même en cas de contestations
bruyantes... pour satisfaire aux obligations européennes.

UN PSEUDO-DÉBAT ET DES ENJEUX QUI PASSENT AU-DESSUS DES GENS DU COIN

L’enjeu de la poubelle nucléaire de BURE est immense. 

Derrière, c’est tout le parc électro-nucléaire impatient qui attend :

1 -) pour affirmer que les déchets les plus dangereux ne sont plus un
problème,

2-) pour vendre un nucléaire soi-disant “propre” et
décrété indispensable.

POUR TOUTES CES RAISONS, LE COLLECTIF BURESTOP 55 NE PARTICIPERA PAS À
CEBAT BIDON, ET APPELLE LA POPULATION ET LES ÉLUS À EN FAIRE
AUTANT !

.................................

* Rapport n° 248 (2010-2011) de MM. Christian BATAILLE, député et
Claude BIRRAUX, député


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