Le gouvernement prévoit de retirer un nouveau milliard d’euros à la transition écologique
Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, prévoit de nouvelles coupes budgétaires pour l'écologie. - Flickr / CC BY-NC 2.0 Deed / OECD Organisation for Economic Co-operation and Development
Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, prévoit de nouvelles coupes budgétaires pour l'écologie. - Flickr / CC BY-NC 2.0 Deed / OECD Organisation for Economic Co-operation and Development
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Dans un contexte de coupes budgétaires, le ministère de la Transition écologique pourrait être contraint à une nouvelle réduction de budget. Selon Les Échos, il lui a été demandé de trouver 1,4 milliard d’euros d’économies supplémentaires, dans le cadre du nouveau plan d’économies de 10 milliards d’euros annoncé par le ministère de l’Économie. Les arbitrages sont en cours à Matignon et le montant final pourrait se situer autour de 1 milliard d’euros, précise le quotidien économique.
Le ministère avait déjà été largement mis à contribution lors du premier plan d’économies budgétaires annoncé en février. À l’époque, le Réseau Action Climat déplorait que l’environnement soit la première victime de ces coupes budgétaires.
Ralentir un rythme déjà insuffisant
La transition écologique risque d’être mise à mal. « C’est un signal déstabilisateur pour les investissements pour le climat, dénonçait l’association. L’État va ralentir le rythme de la rénovation énergétique, pourtant déjà largement insuffisant, et impacter les ménages les plus pauvres, qui auraient le plus à gagner des économies d’énergie. »
« Couper dans ces dépenses alors que le choc est déjà là, c’est abandonner toute une partie de la population qui n’a pas les moyens de faire face », rappelait aussi l’économiste Anne-Laure Delatte fin mars, dans un entretien à Reporterre.
Si cette baisse était confirmée, le ministère aurait perdu au total 3 milliards d’euros depuis le début de l’année. Soit près de la moitié de la hausse de 7 milliards initialement obtenue pour 2024. L’association Notre Affaire à tous et l’université Lyon 3 ont saisi le Conseil d’État pour contester les premières coupes actées en février, affirmant qu’elles auraient « dû faire l’objet d’un débat parlementaire ».