Le trafic aérien dépasse pour la première fois son niveau d’avant-Covid
La hausse du trafic est principalement due aux vols internationaux, qui ont augmenté de 7,3 % par rapport à il y a 6 ans. - © Pierre-Olivier Chaput / Reporterre
La hausse du trafic est principalement due aux vols internationaux, qui ont augmenté de 7,3 % par rapport à il y a 6 ans. - © Pierre-Olivier Chaput / Reporterre
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En 2025, le trafic aérien a atteint 183 millions de voyages aériens individuels au départ ou à l’arrivée du territoire français. C’est plus qu’en 2019, avant la crise du Covid, où l’on était aux alentours de 180 millions de voyageurs.
Cette hausse est principalement due aux vols internationaux, qui ont augmenté de 7,3 % par rapport à il y a 6 ans, et ont représenté 85 % du volume de passagers, selon les statistiques de la direction générale de l’aviation civile (DGAC). La liaison vers l’Afrique connaît notamment un succès retentissant, avec 31,8 % de voyageurs en plus.
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En revanche, les vols intérieurs sont en chute libre. Ils enregistrent une baisse de fréquentation de 1,5 % par rapport à l’an dernier et surtout de 21 % par rapport à 2019. Selon les professionnels du secteur, cette baisse s’explique par une plus forte concurrence du train sur les lignes entre Paris et les grandes métropoles régionales, ainsi que par l’alourdissement des taxes sur les billets d’avion. Le recours accru aux visioconférences et les politiques de responsabilité environnementale des entreprises ont aussi leur rôle à jouer dans la désertion des lignes intérieures.
Néanmoins, le trafic aérien hexagonal se porte bien, comme l’indique cette carte de la DGAC, qui montre que presque tous les grands aéroports français (sauf celui de Marseille) ont enregistré une hausse de leur fréquentation entre décembre 2025 et décembre 2024. Une augmentation qui interroge, quand on sait que notre budget carbone a chuté 74 % entre 2020 et 2025.