Les États-Unis arrêtent de répertorier les grandes catastrophes climatiques
Les États-Unis sont régulièrement ravagés par d'importants feux de forêts qui causent de très coûteux dégâts, comme ici en 2020. - Domaine public / National Interagency Fire Center
Les États-Unis sont régulièrement ravagés par d'importants feux de forêts qui causent de très coûteux dégâts, comme ici en 2020. - Domaine public / National Interagency Fire Center
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L’administration de Donald Trump a annoncé le 8 mai qu’elle allait cesser d’alimenter la base de données de référence recensant les plus grosses catastrophes climatiques. Ces National centers for environmental information (NCEI), qui dépendent de l’Agence étasunienne d’observation océanique et atmosphérique (NOAA), ont été créées en 1980. Elles permettent aux chercheurs, aux médias et au public de trouver des informations sur les événements tels que des feux de forêt, des tempêtes de grêle, des inondations, des tornades, etc.
Les NCEI ne seront plus mises à jour les prochaines années, mais les années précédentes resteront archivées. Cette décision résulte de la politique climatosceptique de Donald Trump et des réductions du financement alloué à la NOAA. Récemment, cette agence américaine a notamment dû se séparer d’environ 20 % de ses effectifs et son budget de fonctionnement est menacé de coupes massives par la Maison blanche.
Entre 1980 et 2024, 403 catastrophes naturelles ont été comptées aux États-Unis. Elles ont causé plus de 17 000 morts et coûté plus de 2 900 milliards de dollars au total. En 2024, le pays a connu 27 catastrophes qui ont causé au moins un milliard de dollars de dégâts, ce qui le place au deuxième rang, après 2023, pour le nombre de catastrophes ayant coûté plus d’un milliard de dollars en une seule année.