Les Faucheurs volontaires agissent à Vienne contre les OGM camouflés en mutagenèse

9 janvier 2016 / par Philippe Desfilhes (Reporterre)

Les OGM menacent de rentrer subrepticement sous forme de nouvelles biotechnologies.

Les Faucheurs volontaires remettent ce samedi 9 janvier 2016 au matin au Commissariat de police de Vienne (38) une liste d’une cinquantaine de personnes. « Ce sont les faucheurs qui ont participé le 1er janvier 2014 à la destruction du colza OGM muté cultivé à Fontenoy-sur-Moselle (54) par le Cetiom (Centre interprofessionnel des oléagineux et du chanvre) », indique Annick Bossu, Faucheuse volontaire. Le Cetiom a porté plainte et une personne a été inquiétée.

Ces militants anti OGM (organismes génétiquement modifiés) profiteront de cette remise de liste pour alerter sur les dangers de la mutagenèse qui a donné naissance au colza détruit. « Cette technique est porteuse des mêmes dangers que les OGM obtenus par transgenèse, ce que reconnaît la directive CE 2001-18 tout en l’excluant de son champ d’application », regrette Mme Bossu.

Pour les Faucheurs volontaires il s’agit aussi de dénoncer les nouvelles biotechnologies. « Elles risquent de ne pas être reconnues comme produisant des OGM par la Commission européenne qui doit leur donner sur un statut juridique dans les mois qui viennent ».

Crisp/Cas9, mutagenèse dirigée par oligonucléotides, nucléases à doigt de zinc ... Voici quelques noms des nouvelles techniques de biotechnologies (NBT). La Commission cherche à déterminer depuis 2008 si les produits obtenus via ces techniques sont soumis ou non à la législation sur les OGM, comme le considère notamment l’eurodéputé membre des Verts européens José Bové.

« Il est important d’avertir l’opinion publique des risques encourus à cause de ces nouvelles technologies dès lors que les plantes qui en sont issues sont cultivées dans les champs », dit la porte-parole.


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Lire aussi : Les Faucheurs volontaires veulent être jugés

Source : Philippe Desfilhes pour Reporterre

Photo : Faucheur volontaire lors d’une action près d’Angers le 5 avril 2015 (© Anaïs Cramm/Reporterre).



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