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En brefEurope

Nouveaux OGM : l’UE donne son feu vert

L’accord prévoit de distinguer deux catégories de végétaux issus de nouvelles techniques génomiques.

Dans la nuit du 3 au 4 décembre, Parlement, Conseil et Commission européenne sont arrivés à un accord pour réglementer les plantes issues de nouvelles techniques génomiques (NGT), ou « nouveaux OGM ».

L’accord prévoit de distinguer deux catégories de végétaux NGT. Ceux comportant moins de vingt modifications du génome, la catégorie 1, seront quasiment considérés comme des plantes conventionnelles. Pour cette catégorie, seules les semences seront étiquetées. Ceux présentant plus de vingt modifications, la catégorie 2, seront soumis aux mêmes règles que les OGM.

Les plantes produisant des substances pesticides ou tolérantes aux herbicides seront exclues systématiquement de la catégorie 1.

Risques environnementaux

Les promoteurs des NGT se sont réjouis de l’accord. Les plantes NGT apporteront « davantage de solutions pour lutter contre les pénuries d’eau, la sécheresse, la hausse des températures », a réagi l’eurodéputé centriste Pascal Canfin dans Les Échos.

« C’est tout à fait possible d’adapter les plantes au changement climatique avec des méthodes de sélection traditionnelles », a contesté Daniel Evain, référent OGM de la Fédération nationale de l’agriculture biologique. Il craint une contamination des cultures bio par ces plantes, notamment via le pollen, et même un risque de procès contre des agriculteurs dont leurs variétés se seraient croisées dans la nature avec des plantes brevetées.

En 2024, un avis de l’Anses avait contesté cette classification à plus ou moins vingt modifications génétiques. L’Agence plaidait pour une évaluation au cas par cas et soulignait « des risques liés à une modification inattendue de la composition de la plante pouvant générer des problèmes nutritionnels, d’allergénicité ou de toxicité, ou de risques environnementaux à moyen et long terme, comme le risque de flux de gènes édités vers des populations sauvages ou cultivées compatibles ».

Reporterre avait par ailleurs fait le point dans une enquête sur les inquiétudes scientifiquement légitimes que peut soulever la diffusion de ces nouveaux OGM dans la nature.

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