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En bref — Nucléaire

Tchernobyl : un niveau de radioactivité incontrôlé

La zone d'exclusion de Tchernobyl, en 2017.

Le système qui permet de contrôler le niveau de radioactivité dans la zone d’exclusion de Tchernobyl ne fonctionne plus. Ce site, théâtre d’un accident nucléaire en 1986, a été occupé pendant cinq semaines par l’armée de Vladimir Poutine. Depuis le départ des forces russes, le 31 mars, les autorités ukrainiennes ne parviennent pas à rétablir les moyens de surveillance de cette zone.

« Le système pour contrôler le niveau de radioactivité dans la zone interdite ne fonctionne toujours pas », a alerté au cours d’une visioconférence Evguen Kramarenko, à la tête de l’agence d’État chargée de la zone interdite de Tchernobyl. Les serveurs qui permettent de gérer ces informations auraient selon lui « disparu », relate Le Figaro. « Tant que l’électricité n’est pas rétablie et que les employés n’ont pas l’autorisation des forces armées de se rendre dans les points de contrôle de la radioactivité, nous ne pouvons pas évaluer les dommages subis », a-t-il prévenu.

Les forces russes auraient, selon Evguen Kramarenko, creusé des souterrains à plusieurs endroits autour de l’ancienne centrale. Elles auraient enterré des tentes, des cuisines et des équipements lourds. Une fortification aurait également été construite à proximité d’un site de dépôt de déchets radioactifs. Les conséquences de ces travaux sur les niveaux de radiation restent inconnues. Le 25 février, l’Autorité de sûreté nucléaire ukrainienne s’inquiétait déjà des conséquences de la « perturbation de la couche supérieure du sol » due aux déplacements des machines militaires à travers la zone d’exclusion. Selon ses dires, un pic de radiation aurait été enregistré suite à leur passage.

Selon Evguen Kramarenko, les 1 000 soldats russes impliqués dans l’occupation de Tchernobyl pourraient « très bientôt » souffrir des effets des radiations, « certains d’ici un mois, d’autres d’ici des années ».

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