Les derniers cétacés du parc Marineland sur le point d’être transférés en Espagne
Les orques du Marineland d’Antibes ont passé leur vie dans un bassin en béton à faire des acrobaties, une pratique désormais interdite (illustration). - Loïc Ventre / CC BY-SA 2.0 Deed / Flickr
Les orques du Marineland d’Antibes ont passé leur vie dans un bassin en béton à faire des acrobaties, une pratique désormais interdite (illustration). - Loïc Ventre / CC BY-SA 2.0 Deed / Flickr
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Le ministre de la Transition écologique Mathieu Lefèvre, a déclaré vendredi 15 mai, en visite au parc Marineland (Alpes-Maritimes), que toutes les autorisations avaient été données pour le transfert des derniers cétacés du parc. Sur les 12 dauphins restants, le zooparc de Beauval en accueillera 8, dans un peu plus d’un an, dans le cadre de son futur complexe de recherche sur les cétacés.
Concernant les deux orques restantes, Wikie et son petit Keijo, « le transfert suivra dès que possible, c’est une question de semaines. Ne rien faire les condamnerait à une mort certaine », selon le ministre. En février, un rapport alertait sur l’état des bassins, construits en 2001, présentant une « dégradation structurelle avancée ».
Pour Pascal Ferraci, PDG du groupe Parques Reunidos et propriétaire du Marineland, le Loro Parque de Tenerife est « la meilleure solution pour répondre aux exigences de bien-être animal, d’infrastructure, de capacité médicale et de lien social ».
Quid du respect de la loi française ? Un texte de 2021 interdit notamment les spectacles et la reproduction de cétacés détenus en captivité. Autre pays, autre loi, mais le ministre assure que « la loi française sera respectée ». Sauf qu’au Loro Parque, « les spectacles sont habituels, les animaux sont maltraités et quatre orques sont décédées dans ce parc ces dernières années », dénonce Christine Grandjean, présidente de l’association C’est Assez ! qui défend les animaux marins et aquatiques.
L’association dit avoir saisi la Convention sur le commerce international d’espèces sauvages menacées, qui garantit que le commerce international des animaux ne nuit pas à la biodiversité, afin de savoir quelles étaient les garanties avancées par le ministre sur le bien-être animal dans le parc espagnol.