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En brefAgriculture

Les grosses marges des distributeurs plombent la filière bio

La filière biologique française traverse une crise profonde.

Et si les distributeurs étaient contraints d’afficher leurs marges ? C’est l’une des propositions de la Fondation pour la nature et l’Homme pour sauver la filière biologique française. L’ONG a publié une note le 16 janvier, élaborée avec le cabinet d’études BASICS.

La filière biologique française traverse une crise profonde : en 2022, les surfaces en première année de conversion ont chuté de 40 % et, en 2023, les pertes économiques pour les agriculteurs biologiques ont été estimées entre 250 et 300 millions d’euros. Selon le Baromètre des produits biologiques en France de l’Agence bio, cité dans la note de l’ONG, le principal motif avancé par les consommateurs interrogés pour expliquer leur non consommation de produits bio est leur prix trop élevé.

Or, si le prix des produits bio est en général plus élevé que celui des produits conventionnels, « puisque ce mode de production nécessite plus de main d’œuvre et peut présenter de plus faibles rendements », il s’expliquerait aussi, selon FNH, « par des surmarges réalisées sur ces produits par les acteurs de la distribution et de la transformation ». Dans une de ses enquêtes, l’UFC Que Choisir révélait que « 46 % du surcoût du bio provient en réalité des “sur-marges” réalisées sur le bio par les grandes surfaces ».

Afin d’instaurer « une véritable politique alimentaire pour renforcer la consommation de produits biologiques à domicile », FNH propose donc de rendre obligatoire la transparence de l’information de la part des acteurs de la distribution et de la transformation « sur les prix et les marges réalisés sur les produits biologiques ».

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