Les habitants de Denver se transforment en marchands des quatre saisons

Durée de lecture : 2 minutes

30 avril 2015 / Elisabeth Schneiter (Reporterre)



Aux Etats-Unis, la ville de Denver a lancé un programme permettant aux habitants de vendre les produits de leur potager. Une initiative originale qui encourage le maraîchage urbain et que les citoyens de Denver commencent à s’approprier.

Dans le jardin derrière la maison de Deb Neeley, chou vert et chou blanc, radis et betteraves, choux de Bruxelles et oignons, tout est comestible. Dans la serre, des figuiers, du romarin et des rangées de tomates, poivrons, concombres et autres courges. On y trouve aussi des pommiers, sureaux, poiriers, cassissiers, cerisiers. Ses vignes, une des premières choses qu’elle a plantées après être revenue à Denver en 2006, ont donné 50 kilos de raisin l’année dernière. Heureusement pour ses voisins, elle est prête à partager.

Deb Neeley a été l’une des premières, à Denver, à profiter d’un nouveau programme de la ville qui permet aux résidents de vendre, devant chez eux, les produits du potager derrière leur maison, et certains aliments faits maison, comme des gelées, confitures, miel, tisanes, herbes, épices ou gâteaux. À partir de mai, elle installera un stand sur la pelouse devant sa maison, trois fois par semaine pour vendre ses produits.

Jusqu’à présent, seulement dix résidents ont profité de cette nouvelle autorisation, votée l’été dernier par le Conseil municipal de Denver.

Le principe est simple : il suffit de demander un permis d’occupation à la ville et de payer une taxe unique de 20 $, et la vente est autorisée de 8 heures du matin jusqu’au crépuscule.

Évidemment, le permis ne concerne, pour l’instant, que le terrain situé derrière la maison (back yard), et non la sacro sainte pelouse devant chaque maison américaine (front lawn), pour la beauté de laquelle les Américains dépensent environ 30 milliards de dollars par an !

Certaines villes de Floride comme Orlando ou Miami Shores, interdisent et poursuivent même les citoyens qui voudraient planter des légumes sur leur « front lawn »





Lire aussi : Détroit : l’agriculture urbaine, antidote à la désindustrialisation ?

Source : Elisabeth Schneiter pour Reporterre à partir du Denver Post

Photo : Denver Post

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