26 novembre 2015 à 12h34
Durée de lecture : 1 minute
Libertés
Mercredi 25 novembre, plusieurs associations, dont la Ligne des droits de l’homme, s’inquiètent des répercussions de l’interdiction de manifester – contenue dans la loi sur l’état d’urgence - pour les mouvements sociaux.
« Le gouvernement a décidé de mettre à profit l’état d’urgence pour interdire toute manifestation publique. Après avoir interdit la marche qui devait accompagner la COP21, le gouvernement s’engage dans une voie répressive et de la manière la plus inutile qui soit », précise le communiqué de la LDH.
Suite à une manifestation pro-réfugiés qui s’est tenue dimanche 22 novembre, la police aurait en effet transmis au Parquet de Paris l’identité de 58 manifestants, « pour application des suites judiciaires prévues par la loi. » Ils risquent jusqu’à six mois d’emprisonnement et une amende de 7500 euros. Les manifestations sont interdites dans la capitale depuis le 13 novembre dernier.
« Parmi les personnes poursuivies, il y a deux militants de Droit au logement », détaille Annie-Pourre, membre de l’association, contactée par le site d’informations Basta. « Le Préfet de police a indiqué qu’ils devaient faire l’objet de "poursuites exemplaires" »
« Empêcher toute expression sur la voie publique ou autoriser seulement ce qui agrée au gouvernement, c’est porter une atteinte directe à la liberté d’expression que rien ne justifie », conxlut le communiqué de la LDH. Plusieurs organisations devraient appeler à une manifestation « pour le droit de manifester », le 26 novembre à 18h, place de la République, à Paris.
- Source : Basta et Communiqué de la LDH.
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