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En brefPesticides

Malgré les interdictions, l’utilisation des pesticides « tueurs d’abeilles » augmente en France

Selon les chiffres révélés par l’UNAF (Union nationale de l’apiculture française) ce mercredi 28 juin après-midi, l’usage des néonicotinoïdes, toutes molécules confondues, a augmenté de 4% entre 2013 et 2015 en France. Et ce malgré le fait que trois molécules sont partiellement interdites par l’Union européenne depuis décembre 2013.

Chaque année, le syndicat apicole demande les chiffres de l’utilisation de ce qu’il considère comme les « insecticides les plus toxiques pour les abeilles ». Outre le constat d’une augmentation de leur utilisation, il tire de ces données deux autres enseignements :

-  L’usage de l’imidaclopride se maintient, malgré son interdiction partielle. « Cela s’explique par le maintien de son autorisation sur les céréales à paille », observe le syndicat, qui rappelle également que « l’imidaclopride est l’insecticide qui contamine le plus les eaux de surfaces françaises, une ’tendance préoccupante’ selon un rapport du Ministère de l’Environnement. »

- L’utilisation du thiaclopride a augmentée de 158 % depuis 2013. Un bond dû au fait que « les usages interdits par l’UE du thiaméthoxam et de la clothianidine se sont reportés sur le thiaclopride », interprète l’UNAF« , qui rappelle que cette substance fait partie des perturbateurs endocriniens et qu’elle est  »massivement utilisé sur les cultures de maïs."

« Ces chiffres rappellent avec force qu’une interdiction européenne partielle ne suffit pas : l’environnement des abeilles françaises reste très contaminé par les néonicotinoïdes, avec des impacts considérables sur l’ensemble de la biomasse volante comme sur l’ensemble de l’environnement. La revue Science publiait le mois dernier un article faisant état d’une réduction de 80% de la masse des insectes volants entre 1989 et 2013, pointant du doigt les néonicotinoïdes », conclut le communiqué de l’organisation d’apiculteurs.

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