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En bref — Féminisme

#MeTooPolitique lance l’observatoire des violences sexistes et sexuelles

L'ex-ministre Nicolas Hulot pris à partie par des féministes le 29 septembre 2021 à Tours.

Le collectif #MeTooPolitique a lancé le 21 février un observatoire des violences sexistes et sexuelles en politique. Son but : recenser les violences commises dans le monde politique, soutenir et faciliter les actions visant à promouvoir la place des femmes dans la vie publique. Un vaste programme face à une tâche titanesque. Rien qu’à l’élection présidentielle 2022, trois candidats sont accusés d’avoir commis des violences sexuelles : Éric Zemmour, Jean Lassalle et François Asselineau.

Ce collectif, lancé à l’automne dernier par des élues ou collaboratrices écologistes, insoumises et socialistes, avait déjà demandé aux partis de faire en sorte que les personnes mises en cause pour violences sexistes et sexuelles ne figurent pas dans les équipes de campagnes et ne soient pas investies pour les législatives. La France insoumise, EELV et le Parti socialiste s’y étaient engagés. Le collectif veillera à ce qu’ils respectent leurs promesses pour les législatives.

« La création de cet observatoire est un mécanisme de défense face à ces partis qui mettent un couvercle sur les conditions de travail des femmes et qui continuent à avoir comme modèle l’éviction des femmes dans le monde politique », expliquait Mathilde Viot, collaboratrice d’élu France Insoumise lors d’une conférence de presse.

L’observatoire interpellera dans les prochains jours les candidates et candidats à l’élection présidentielle sur leur positionnement sur ces sujets.

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