Municipales : La France insoumise fait une percée au premier tour
Bally Bagayoko (LFI) a remporté dès le premier tour des municipales la ville de Saint-Denis, avec 50,77 % des voix. - © Julien de Rosa / AFP
Bally Bagayoko (LFI) a remporté dès le premier tour des municipales la ville de Saint-Denis, avec 50,77 % des voix. - © Julien de Rosa / AFP
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Municipales — Le premier tour des municipales a révélé une percée de La France insoumise, qui obtient de bons scores à Saint-Denis, Roubaix, Lille ou encore Limoges.
Si les élections de 2020 avaient clairement été celles des coalitions de gauche et des écologistes, celles de 2026 sont surtout celles de La France insoumise. C’est une première pour ce parti traditionnellement très populaire au niveau national, mais peu implanté localement. Le coordinateur du parti, Manuel Bompard, a salué le 15 mars la « progression remarquable » de LFI lors de ce scrutin.
Le parti a ainsi remporté — dès le premier tour — la ville de Saint-Denis, avec 50,77 % des voix pour Bally Bagayoko, face au maire socialiste sortant Mathieu Hanotin (32,70 %).
Le parti a aussi obtenu de bons scores à Roubaix, avec 46,64 % des suffrages exprimés pour David Guiraud ; à La Courneuve, avec Aly Diouara (38 %) ; ou encore à Lille (Lahouaria Addouche, 23,36 %) et à Limoges (Damien Maudel, 24,86 %). Dans cette dernière ville, les candidats insoumis et socialiste ont annoncé le 16 mars fusionner leur liste respective.
À Toulouse, le candidat LFI François Piquemal (27,56 %) a également entamé des discussions avec la liste d’union PS-Les Écologistes (24,99 %) pour tenter de ravir la mairie à l’édile sortant divers droite Jean-Luc Moudenc (37,23 %).
Face à la percée du RN et de ses alliés dans de nombreuses communes dès le premier tour, la gauche va devoir dépasser ses clivages. Malgré les affrontements et les invectives durant la campagne entre les deux partis, s’ils ne veulent pas voir des villes tomber entre les mains de l’extrême droite, les candidats du Parti socialiste doivent désormais composer avec les insoumis dans de nombreuses villes comme Lyon et Marseille. Et vice versa à Limoges, où les insoumis ne pourront l’emporter sans les voix socialistes.
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