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Pesticides

Néonicotinoïdes : betteraviers et scientifiques cherchent des « solutions alternatives »

Mardi 22 septembre, l’Inrae (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement) et l’Institut technique de la betterave ont remis à Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture, le « plan national de recherche et innovation pour trouver des solutions alternatives aux néonicotinoïdes opérationnelles contre la jaunisse de la betterave sucrière ».

Pour rappel, les cultures de betteraves sont frappées par des attaques de pucerons porteurs du virus de la jaunisse ; la majorité des producteurs demandent donc l’autorisation de recourir à des insecticides très toxiques — et normalement interdits — de la famille des néonicotinoïdes, pour en venir à bout. Afin de permettre des dérogations, un projet de loi contesté est examiné depuis mardi 22 septembre par les députés.

« Si des pistes prometteuses ont été identifiées, il n’existe pas à ce jour de traitements à l’efficacité comparable aux néonicotinoïdes opérationnels à grande échelle et il est indispensable d’amplifier les efforts de recherche et innovation », a indiqué l’Inrae dans un communiqué. Le plan remis à Julien Denormandie bénéficiera d’un financement de l’État de 7 millions d’euros sur trois ans, pour un montant global de 20 millions d’euros.

Ce même jour, les professionnels de la betterave et du sucre ont présenté au ministre de l’Agriculture un « plan de transition » visant à réduire les conséquences sur l’environnement de la réautorisation provisoire des insecticides néonicotinoïdes jusqu’en 2023. Ils se sont engagés notamment sur « la réduction de 25 % de l’utilisation des néonicotinoïdes en enrobage de semence par rapport à la pratique précédente », ainsi que sur la limitation à « une seule année » de l’utilisation de semences traitées aux néonicotinoïdes par parcelle.

Invités lundi 21 septembre par le groupe parlementaire Écologie Démocratie Solidarité, plusieurs chercheurs ont pour leur part réaffirmé la nocivité de ces pesticides « tueurs d’abeilles ».


  • Source : Reporterre
  • Photo : un puceron vert du pêcher (Myzus persicae), responsable de la jaunisse de la betterave. Wikipedia (CC0)

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