Nomination d’Anne Le Strat à l’OFB : l’enquête a été classée, « le dossier a été fait dans les règles »
Après la nomination d'Anne Le Strat à la tête de l'OFB, des agriculteurs ont manifesté devant la préfecture de Poitiers, en Nouvelle-Aquitaine, le 5 février 2026. - © Jean-François Fort / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Après la nomination d'Anne Le Strat à la tête de l'OFB, des agriculteurs ont manifesté devant la préfecture de Poitiers, en Nouvelle-Aquitaine, le 5 février 2026. - © Jean-François Fort / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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L’enquête administrative sur la nomination d’Anne Le Strat à l’Office français de la biodiversité (OFB) a été « classée », a annoncé la ministre de la Transition écologique Monique Barbut. « Les conclusions administratives nous disent que le dossier a été fait dans les règles. Donc voilà, dont acte : terminé, classé » a-t-elle déclaré en marge d’un déplacement à Brest, le 17 avril.
Ex-cadre du parti Les Écologistes et ancienne dirigeante d’Eau de Paris, Anne Le Strat a pris ses fonctions de directrice générale déléguée de l’OFB, chargée de la mobilisation de la société, début janvier. La décision avait été contestée par la droite et par le syndicat agricole la Coordination rurale, dont des cadres sont proches de l’extrême droite, qui qualifiait l’experte des questions d’eau de « figure de l’écologie radicale ». Le Premier ministre avait aussitôt ouvert une enquête administrative concernant son recrutement.
« Si la neutralité des fonctionnaires est exigée dans leur travail, rien ne leur interdit d’avoir eu des engagements politiques ou militants par le passé. Ce principe, essentiel, doit être défendu », avait dit Monique Barbut dans une interview à Ouest-France en février.
L’OFB est, depuis plusieurs mois, la cible d’attaques régulières d’agriculteurs. À Brest, la ministre a inauguré la reconstruction de locaux de l’OFB : lors d’une manifestation en 2023, des pêcheurs avaient lancé des fusées de détresse sur le site, provoquant un incendie.
« Il y a quelque chose d’intolérable d’attaquer des gens lorsqu’ils font leur travail. On peut toujours faire le travail mieux, différemment, mais aller jusqu’aux attaques physiques, c’est inacceptable, a indiqué Monique Barbut. Ce sont des agents publics qui font une mission d’intérêt général. On ne fait pas ça. »