Notre-Dame-des-Landes : les blocages se sont poursuivis mardi, l’Elysée fait le mort

12 janvier 2016 / par Camille Martin (Reporterre)



Des blocages et barrages filtrants ont eu lieu mardi après-midi en Loire-Atlantique, Vendée, Maine-et-Loire, et autour de Rennes. L’Elysée continue à faire la sourde oreille.

MARDI 12 JANVIER

- Mardi, 21 h 20 : Contacté par les journalistes de France Bleu Loire Océan à propos de Notre-Dame-des-Landes, l’Elysée "ne s’exprime pas sur le sujet" et "invite à contacter le cabinet du Premier Ministre" (France Bleu Loire Océan).

- Mardi, 16 h 26 - Les opérations de blocage ou de ralentissement ont repris cet après-midi. Selon le collectif Copain, joint au téléphone en divers lieux par Reporterre, plus de 160 tracteurs mènent les actions en Loire-Atlantique, Vendée et Maine-et-Loire.
. Pays de Retz : opération Escargot Vers Pornic D751 ;
. nord-ouest Nantes : barrage filtrant Couêron Rond point de la Montagne D101 ;
. nord-est : Oopération escargot D723 à Ancenis est ;
. nord-ouest Redon Nozay : barrage filtrant Saint-Nicolas-de-Redon, Carrefour D164 D177 ;
. Blain Presqu’ile : opération escargot N171 vers Donges ;
. Vendée : barrage filtrant au rond-point de Boufféré près de Montaigu ;
. Rennes : dix tracteurs au rond-point de l’Alma ;
. Vendée : La Roche-sur-Yon, opération escargot plus opération devant préfecture vers 15h00. Rendez-vous avec le Préfet ;
. Maine-et-Loire : barrages filtrant pont de Chalonnes.

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Barrage filtrant à Rennes mardi après-midi

A 15 h, l’occupation de la sous-préfecture de Chateaubriand est signalée par le site de la Zad : selon celui-ci, "Une cinquantaine de personnes, de tout âge et de toutes les composantes de la luttes occupent les locaux de la sous-préfecture. ll exige de rencontrer la sous-préfete afin qu’elle appelle François Hollande".

- Mardi, 10 h 15 - « L’opération a plutôt bien marché, en mode ralentissement autour de l’agglomération, explique à Reporterre vers 9h 30 un zadiste porte-parole du jour. Des banderoles NDDL - ni procès ni expulsions’ ont été suspendues à des ponts du périph’. Mais sept groupes ont été encadrés et arrêtés par la police, avec contrôles d’identité, et parfois gardes à vue. Des voitures auraient été embarquées à la fourrière mais on n’a pas confirmation. Par ailleurs, les trois paysans retenus en garde à vue hier lundi vers 18h ont été libérés à deux heures du matin... » Ces paysans avaient été interpellés lundi soir, au retour d’une opération de barrage filtrant (voir ci-dessous, journée de Lundi).

La fluidité du trafic a été nettement gelée par l’opération "Escargot" ce matin mardi sur les parties est, nord, et sud-ouest du périph, les embouteillages se reportant sur l’intérieur de la ville à ces heures de pointe du trafic déjà chargé en temps ordinaire.

Dans la partie sud du périphérique, aux abords de l’actuel aéroport Nantes-Atlantique, l’intervention policière pour intercepter des manifestants qui avaient déployé une banderole en contrebas de la route, sans gêne pour le trafic automobile, a de fait occasionné un ralentissement immédiat, la police occupant une des deux voies pour intervenir.

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Des banderoles ont été posées sur les ponts du périphérique. « Klaxonne si tu soutiens »

« L’heure tourne. Puisque le gouvernement reste sourd face à la contestation populaire, nous n’avons d’autres choix que de poursuivre des actions de blocage », expliquent les occupants de la Zad dans un communiqué.

- Mardi, 09 h 20 - Des voitures ont tenté une opération escargot sur la rocade sud du périphérique de Grenoble. Huit interpellations, selon France Bleu Isère.

- Mardi, 08 h 30 - Opération escargot sur le périphérique nantais. Deux convois de cinq ou six voitures chacun ont été encadrés et escortés jusqu’à une station-service hors du périphérique pour être contrôlés. par la police. Les véhicules auraient été emmenés à la fourrière. Les policiers ont empêché notre journaliste d’accéder à la station-espace où se déroulait le contrôle, à la porte de Retz.

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Les gendarmes prennent des photos à l’approche de la sation-service

- Mardi, 08 h 20 - Gros ralentissements à Limoges sur l’A20 sens Toulouse-Paris. En cause : une opération escargot en soutien à NDDL, selon France Bleu Limousin.

- Mardi, 07 h 30 - Un barrage filtrant posé à Vannes, dans le Morbihan :


LUNDI 11 JANVIER

- Lundi, 23 h 30 - Le collectif Copain 44 annonce qu’au retour d’un barrage filtrant, trois paysans "ont été arrêtés et placés en garde à vue, leur tracteurs ont été saisis et emmenés sur plateau".

- Lundi, 21 h 30 - « Doit-on paralyser le département pour être entendus ? » C’est la question posée ce lundi soir au gouvernement, par les agriculteurs du COPAIN 44, le Collectif des Organisations Professionnelles Agricoles Indignées par le projet d’Aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Toute cette journée, les paysans ont organisé des opérations escargots et des barrages filtrants dans tout le département de Loire-Atlantique (44). Près d’une centaine de tracteurs, soutenus par 300 à 400 personnes, ont participé à ces barrages, selon les coordinateurs de la mobilisation interrogés par Reporterre.

Cette opération demande l’arrêt de la procédure d’expulsion lancée contre les paysans et habitants « historiques » de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Une audience cruciale aura lieu mercredi devant le tribunal de Grande Instance de Nantes. Le groupe Vinci, à la demande de l’État, réclame au tribunal l’expulsion immédiate des habitants de la zone où la construction de l’aéroport est prévue. Les paysans réclament donc « la garantie, claire et sans ambiguïté, conformément à ses engagements, qu’il n’y aura aucune expulsion de la ZAD avant l’aboutissement total de tous les recours. » (voir leur communiqué de dimanche).

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Barrage filtrant lundi après-midi

Cinq blocages ou opérations escargots ont eu lieu ce lundi :

- à Savenay se tenait un blocage de rond point sur la N171 en direction de la N165, puis les 15 "tracteurs vigilants" ont opté pour une opération escargot sur la route entre Coueron Saint-Etienne et Cordemais ;
- au nord-ouest de Nantes, les 25 tracteurs présents n’ont pas fait d’opération escargot mais ont perturbé le trafic avec trois blocages de carrefour en trois heures vers Blain et Bouvron en direction de Savenay sur la N171 ;
- au sud-ouest de Nantes, à Port-St-Père, pas moins de 15 tracteurs et 10 voitures qui ont permis un blocage de la route de Pornic (D723) avant l’entrée de la 4 voix D751. Ce sont finalement les gendarmes qui ont bloqué l’accès de la 4 voies dans les deux sens pendant 30 à 40 mn ;
- au sud est de Nantes, à Aiguefeuille : , une vingtaine de tracteurs et 18 voitures ont mené 2 opérations escargot : une sur la N137 au niveau de Le Bignon, puis une autre en direction de la Roche-sur-Yon.

« Nous demandons juste à être entendus et à avoir une réponse, explique Vincent Delabouglise, porte-parole de Copain 44. En particulier sur le fond du dossier, nous voudrions qu’il soit remis à plat. Mais nous n’avons eu aucune réponse, c’est incompréhensible ! »

Le président PS du Conseil départemental de Loire Atlantique, Philippe Grosvalet, a demandé au Préfet de prendre des mesures pour garantir la circulation des citoyens. "C’est un droit fondamental. Les habitants de la Loire-Atlantique doivent pouvoir circuler librement", a-t-il déclaré à France 3 Pays de la Loire.

« Quand on voit ces déclarations du président départemental, ainsi que celles du Premier ministre Manuel Valls qui confirme la construction, il y a de quoi s’inquiéter », reprend Vincent Delabouglise. « La colère monte. Le but n’est pas d’aller à l’affrontement, mais si nous n’avons pas de réponse, on va monter en puissance. Le calme ne reviendra qu’avec une réponse de Hollande. »

Ce lundi soir, les tracteurs sont rentrés pour la nuit. Mais ils ont prévu de ressortir sur les routes du département dès ce mardi matin. Une opération escargot est prévue sur le périphérique de Nantes dès 7h30, ainsi que d’autres actions, ailleurs dans le département.

- DIMANCHE 10 JANVIER -

• Dimanche, 23h40 - Dans la soirée, le site internet de la Zad annonce qu’une opération "ecargot" sera menée mardi 12 janvier à 7h30 sur le périphérique nantais : il s’agira pour les automobilistes opposés au projet d’aéroport de conduire lentement pour ralentir la circulation. Le "collectif escargot de l’assemblée générale" observe que cette action peut être menée dans d’autres villes (lire le communiqué).

• Dimanche, 19h40 - L’assemblée générale qui s’est tenue à La Vache Rit, au coeur de la ZAD, a été très animée. Plus de 300 personnes y ont participé. Une volonté très vive de continuer à mener des actions s’est exprimée par de multiples voix. Les opposants ne comptent pas attendre passivement le procès du mercredi 13 janvier, mais continuer à agir pour faire entendre la colère du mouvement de lutte face au ciblage des paysans vivant sur la Zad.

Dans un communiqué publié à 19h30, le collectif des paysans, le COPAIN 44, dénonce les provocations policières de samedi soir, et affiche sa volonté de "continuer le blocage". Il annonce des actions "dès demain", c’est-à-dire lundi.

- Télécharger le communiqué :

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- Actualisation - Dimanche, 12h45 - Dans la nuit, les tracteurs ont quitté le camp, dans des conditions difficiles, sous les gaz lacrymogènes des policiers, lancés alors qu’aucune action violente ou provocatrice n’avaient lieu. Une cinquantaine de tracteurs ont rejoint la Zad de Notre-Dame-des-Landes, près de La Vache Rit, centre de la zone et de la lutte. Toutes les composantes du mouvement discutent dimanche après-midi de la poursuite des mobilisations. En tout cas, dit un paysan, Dominique Lebreton, "ce qui s’est passé est une victoire. Nous avons monté un rassemblement extraordinaire avec seulement une semaine d’organisation. Et il n’y a eu aucune violence".

SAMEDIJANVIER

- Samedi, 23 h 45 - Alors que le campement a été rangé en une demie heure et que les tracteurs commençaient à partir, les CRS ont lancé des grenades lacrymogènes des deux côtés et ont actionné les canons à eau.

- Actualisation - Samedi, 23 h 27 - Au vu des moyens déployés - notamment des engins capables de lever des tracteurs - et de la volonté d’affrontement des forces gouvernementales - CRS en "robocop", s’approchant à quelques mètres des tracteurs -, les paysans ont décidé, en négociation avec la préfecture de Loire-Atlantique, de lever le camp. Barnums, tables et autres matériels de camp sont en train d’être rangés, et les tracteurs se préparent au départ. Ils vont se diriger vers la Zad de Notre-Dame-des-Landes : "Ce n’est pas une défaite, nous dit Mathieu Courgeau, de la Confédération paysanne, c’est un repli stratégique".

- Actualisation - Samedi, 23 h 15 - Les CRS encerclent le camp de blocage. Du matériel lourd a été apporté, notamment des camions à eau et des projecteurs. Les assiégés semblent étonnés de la rapidité de réaction des forces de l’ordre, ils escomptaient une nuit relativement tranquille.


SAMEDIJANVIER, fin d’après-midi et soirée

- Nantes, reportage

A 21 heures, samedi 9 janvier, plus de 80 tracteurs, des paysans, et des citoyens venus les soutenir, bloquent le périphérique nantais au niveau de l’échangeur de Bouguenais. Ils affirment vouloir rester là jusqu’à ce que le président de la République réponde à leur demande de ré-examen du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

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Une barrière s’organise dans la soirée

Le périphérique est donc bloqué dans les deux sens sur trois bons kilomètres, ce qui bloque l’accès sud du pont de Cheviré sur les deux voies. Une bonne centaine de tracteurs, de camions et des remorques agricoles soigneusement imbriquées bloquent tout passage. Un grand feu a été allumé avec des branchages sur une voie. Une cantine est en place sous un des cinq barnums installés : "On peut nourrir 400 personnes", dit une militante.

Cette action spectaculaire a démarré dans l’après-midi, à l’issue de la manifestation pleinement réussie qui a bloqué une large portion du périphérique et le pont de Cheviré. Ce grand pont traverse la Loire à l’ouest de l’agglomération, dont il constitue un point vital pour la circulation.

Les paysans, réunis dans le Copain 44 (Collectif des organisations professionnelles agricoles INdignées par le projet d’aéroport), avaient décidé mercredi soir de prolonger le blocage. Ils ne l’ont révélé que dans l’après-midi de ce samedi, créant la surprise. Ce ne sont donc pas les zadistes – faussement présentés par les politiciens de LR et du PS comme des « ultra-violents » - qui engagent le rapport de force, ni les opposants associatifs ou élus, mais les paysans. Ceux-ci ont été choqués par le lancement d’une procédure juridique visant à l’expulsion des quatre agriculteurs qui vivent historiquement sur la Zad ; cette procédure a été lancée par le promoteur Vinci, le porte-parole d’AGO-Vinci, Jean-François Bernard annonçant agir « à la demande de l’Etat ». Si le tribunal de Nantes accédait, le 13 janvier, à la demande de la multinationale, les quatre paysans devraient partir, sous peine d’une astreinte financière de 200 € par jour. Cette attaque vise le cœur historique de la lutte et symbolise le mépris dans lequel le pouvoir tient l’activité agricole. « Cela a été un mauvais coup sur la tête », dit Dominique Fresneau, porte-parole de l’Acipa, et cousin d’un des paysans visés par les promoteurs de l’aéroport, Sylvain Fresneau.

Mais dès l’annonce de la procédure, la veille du 1 janvier, les associations d’opposants ont préparé une action spectaculaire, le blocage du Pont de Cheviré. Celui-ci s’est déroulé samedi 9 janvier à partir de midi : plus de 400 tracteurs sont venus de toute la région, convergeant avec une tracto-vélo venue de la Zad et des personnes de Nantes et d’ailleurs venues à pied. Cette occupation, réalisée dans la tranquillité – les forces de police étant invisibles – et la bonne humeur, a été pleinement réussie (Reporterre vous la racontera ce dimanche 10).

Mais mercredi 7 janvier, le Copain 44, réuni de son côté, avait pris la décision de prolonger cette action par une occupation continue du terrain, qui a donc commencé dans la foulée du blocage du Pont de Cheviré.

« Il faut arrêter de nous prendre pour des imbéciles »

Le porte-parole de Copain 44, Vincent Delabouglise, explique le sens de l’action engagée :

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Vincent Delabouglise près du pont de Cheviré, à Nantes

Vincent Delabouglise - « Nous avons fait une requête très claire à Monsieur Hollande, à cette heure-ci [16h00], on n’a obtenu aucune réponse. La détermination paysanne est totale, la colère est très grande, on reste là et on attend une réponse de M. Hollande. Il a intérêt à nous répondre rapidement, car plus il attend, plus la colère monte. Il faut qu’il prenne la mesure de ce qui peut se passer.

Reporterre - A-t-il reçu le message clairement ?

Il y a eu un certain nombre de communications, et un comité de crise s’est réuni ce matin à l’Elysée, donc je pense qu’il est au courant.

Vers quelle heure attendez-vous une réponse ?

Quand ils veulent. Dès qu’on a obtenu nos exigences, on lève le camp.

Et s’il n’y a pas de réponse ?

Et bien ils verront. Mais ils prennent leur risque. Il faut arrêter de jouer, de nous prendre pour des imbéciles et de nous balader. On n’est pas aujourd’hui sur des questions futiles, on est sur du fond, sur des enjeux de société, qui concernent tout le monde. Nous, on ne lâchera pas. Ca fait sept ans qu’on demande une rencontre pour aborder le sujet sur le fond, et voir comment on peut en sortir, on n’a jamais reçu de réponse. La seule réponse, c’est des référés, c’est des forces de l’ordre.

S’ils envoient des forces de l’ordre pour dégager les tracteurs, ce serait sans doute de manière vigoureuse, voire violente. Les membres de Copain 44 sont-ils prêts à tenir face à ça ?

On ne résistera pas à des bulldozers. Il faut simplement qu’ils assument l’image que ça va donner. On est quatre cents tracteurs aujourd’hui, ce n’est qu’une petite partie de ceux qui pourraient se libérer. Si ça tournait à une tentative de nous virer par la force, beaucoup seraient prêts à venir pour nous aider. On est une tête de pont ici. Je pense pouvoir dire que la mobilisation serait intersyndicale large. Car là, on est sur une action paysanne, c’est vraiment les paysans qui bloquent.


- Samedi après-midi - Lire ici le récit du blocage, auquel ont participé près de 20 000 personnes et 400 tracteurs.


MANIFESTATIONS DE SOUTIEN A MARSEILLE, TOULOUSE, PARIS ET ALBI

Une manifestation de soutien aux résistants de Notre-Dame-des-Landes s’est déroulée dans l’après-midi à Marseille, nous signale Pascal Hennequin, de Fokus 21, qui a photographié la mobilisation.

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A Marseille, soutien à la Zad

A Toulouse, nous indique notre correspondante Marine Vlahovic, une centaine de manifestants s’est rassemblée en soutien à la lutte de NDDL samedi après-midi. Ils ont dressé un buffet sur le parvis de la cathédrale Saint-Etienne, à deux pas de la Préfecture. Un rassemblement gourmand et militant sous haute surveillance : pas moins d’une centaine de policiers étaient mobilisés pour l’occasion. CRS, BAC, Renseignements territoriaux et même DGSI ont regardé pendant trois heures les manifestants manger, parler et chanter "Vive la Zad, vive la Zad de Notre-Dame-des-Landes". Le rassemblement s’est dispersé dans le calme.

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A Toulouse, pique-nique joyeux et chantant

A Paris, samedi matin, un rassemblement a eu lieu devant et à l’intérieur de la gare Montparnasse, la gare qui dessert la région ouest - et d’où partent les trains vers Nantes, entre autres. Les banderoles étaient rouges, comme les "lignes rouges" posées à la fin de la COP 21 pour signifier qu’il y a des lignes à ne pas franchir, si on veut préserver un climat vivable pour les humains.

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A Paris, Notre-Dame-des-Landes est une « ligne rouge » à ne pas franchir

A Albi, un rassemblement a eu lieu samedi après-midi devant la préfecture du Tarn, à l’initiative du Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet.

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A Albi devant la préfecture



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Lire aussi : Notre-Dame-des-Landes : Nous accusons !

Source : Hervé Kempf pour Reporterre, avec Marie Astier, Isabelle Rimbert, Maëlle Ausias, Nicolas de La Casinière, Pascal Hennequin, Marine Vlahovic.

Photos :
. chapô : barrage filtrant à Rennes mardi 12 janvier (reçu par courriel)
. banderole et gendarme photographiant, mardi 12 : © Isabelle Rimbert/Reporterre
. barrage à Vannes mardi 12 janvier : courriel à Reporterre
. barrage filtrant lundi 11 janvier après-midi (© Isabelle Rimbert/Reporterre)
. lors du blocage de samedi après-midi (© Hervé Kempf/Reporterre).
. carte des blocages : Presse Océan
. lacrymogènes : Louis Witter
. dans la nuit : Valentin
. projecteurs de la police : Louis Witter
. barrière dans la soirée : © Tanguy Marchand/Reporterre
. Vincent Delabouglise : © Hervé Kempf/Reporterre
. Tracteurs sur pont de Cheviré, samedi après-midi : © Hervé Kempf/Reporterre
. Marseille : © Fokus 21.]
. Toulouse : © Marine Vlahovic/Reporterre
. Paris : Vélorution Ile-de-France
. Albi : Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet (envoi par courriel).



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