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Oiseaux : le Tour de France doit faire moins de bruit

Le Tour de France en 2022. (Photo d'illustration)

Ce vendredi 19 juillet, à l’occasion de la 19e étape du Tour de France, le col de la Bonette (Alpes-Maritimes) accueille une ascension hors catégorie pour laquelle il faudra diminuer le volume. La raison ? Comme l’ont relayé plusieurs médias, dont le quotidien Ouest-France, le mois de juillet est crucial pour les oisillons du parc naturel du Mercantour — les petits aigles royaux, vautours fauves et surtout gypaètes barbus, dont cinq couples ont été réintroduits dans le parc depuis 1993 : c’est à cette période qu’ils apprennent à voler et ils risquent gros s’ils viennent à être gênés.

Or, le Tour de France traverse sur 22 km le cœur du parc du Mercantour, où les restrictions sont les plus importantes pour protéger ces rapaces. Pour limiter l’intrusion, dans un communiqué commun, les organisateurs et la direction du parc ont listé plusieurs actions. Un seul hélicoptère sera autorisé à survoler la course dans cette zone, en évitant au maximum le survol à basse altitude et à proximité des nids signalés par la direction du parc naturel. La caravane publicitaire devra, elle, couper sa sono et s’abstenir de toute distribution d’objets. Les suiveurs ont consigne de ne pas klaxonner et les spectateurs devront ranger mégaphones, cornes de brume, drones et même les pots de peinture utilisés pour décorer les routes.

Les spectateurs sont aussi invités à ne pas laisser de détritus, à éviter les troupeaux et leurs chiens de protection et à respecter les zones sensibles délimitées pour protéger la flore. « Ici tout est rare et la vie est très complexe. Certaines fleurs ne poussent qu’ici et un piétinement, une cueillette peut mettre en péril cette espèce », a insisté le parc du Mercantour.

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