Orques du Marineland : le gouvernement préconise de les envoyer au Canada ou aux Canaries
Les orques Wikie et Keijo sont les deux dernières survivantes du Marineland d’Antibes. - Flickr/CC BY 2.0 Deed/Andreas Ahrens
Les orques Wikie et Keijo sont les deux dernières survivantes du Marineland d’Antibes. - Flickr/CC BY 2.0 Deed/Andreas Ahrens
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L’avenir de Wikie et Keijo, les dernières orques du Marineland d’Antibes, reste incertain. Alors que la captivité des cétacés va être interdite à partir de 2026, le parc avait décidé de les vendre au parc aquatique japonais Suma Aqualife Park. Cette décision avait déclenché la colère des associations de protection animale, notamment One Voice.
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Pour trancher l’affaire, en plein statu quo, l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable (Igedd) a publié en juin un rapport dans lequel il propose deux autres options. Le premier — celui préféré par les associations : le transfert des animaux vers le sanctuaire marin Whale Sanctuary Project (WSP) en Nouvelle-Écosse, au Canada. Un projet complexe, qui comprend « une part de risque d’échec tant en termes de bien-être animal que de financement », écrivent les auteurs du rapport. Mais cette option « permet une communication plus positive, tournée vers une ambition noble à double titre, le bien-être animal et la recherche, et pourrait rendre la décision symbolique au plan international ».
Seconde possibilité, le transfert vers le parc aquatique Loro Parque dans les Canaries espagnoles. « Une solution pragmatique » dit le rapport, qui suppose toutefois la rupture du contrat avec le parc japonais. « Ce choix déclenchera probablement réactions médiatiques et actions judiciaires de la part des associations », préviennent les inspecteurs de l’Igedd. Sans surprise, l’association One Voice rejette cette idée. « Elle destinerait Wikie et Keijo à un avenir toujours plus sombre, celui de la captivité et du dressage sans fin, dans des bassins encore plus petits que ceux dont nous dénonçons la taille minuscule au regard de leurs besoins, sur la Côte d’Azur », écrit l’association dans un communiqué du 30 septembre. Elle compte poursuivre ses recours en justice afin de trouver « une solution digne et morale » pour l’avenir de ces deux orques.