Panneaux publicitaires barbouillés, les Déboulonneurs condamnés

Durée de lecture : 2 minutes

5 juin 2019



Le 2 mai 2015, sept membres des Déboulonneurs, collectif formé pour combattre la publicité par la non-violence, avaient été interpellés à la gare de Lyon, à Paris, pour avoir barbouillé « agression visuelle », « la pub tue », « liberté de réception », « la pub pollue nos rêves » ou encore « attention à la pub en descendant du train » sur des panneaux numériques.

À la suite de cette action, le 26e procès du collectif des Déboulonneurs s’était tenu le mercredi 27 mars 2019 après-midi au tribunal de Paris. Il s’agissait d’un appel interjeté par les prévenus après un jugement en 1re instance le 11 octobre 2016. Le délibéré, rendu ce mercredi 5 juin par la cour d’appel de Paris, a confirmé le premier jugement pénal et civil

Les activistes sont donc reconnus coupables de deux infractions : « Groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou de dégradation de biens » et « dégradation ou détérioration du bien d’autrui avec la circonstance aggravante qu’il a été commis en réunion ». Six d’entre eux sont condamnés à une amende de 200 € chacun, un militant qui portait un mégaphone est déclaré coupable de la première infraction et condamné à 100 € d’amende. Les sept militants ont été condamnés à verser solidairement 1 € de dommages et intérêts à la SNCF et à payer chacun 200 € supplémentaires pour ses frais d’avocat .

« L’industrie publicitaire quant à elle, et le modèle de surconsommation qu’elle promeut, poursuivent leur déploiement dans les espaces publics et quotidiens », a regretté le collectif. « Cette condamnation est absurde, a réagit Henri Alexandre, l’un des membres des Déboulonneurs. Je ne sais pas comment le tribunal, avec un dossier aussi factuellement vide, peu réussir à nous charger comme ça. Le chef de la gare avait déclaré, deux jours après notre action, que nos affiches et nos inscriptions avaient été ôtées sans qu’aucun frais ne soit engagé. On se demande ce qui a été dégradé… De plus, deux d’entre nous n’avions même pas utilisé de peinture. On se retrouve avec un mention qui restera sur notre casier judiciaire pendant 40 ans pour une action réalisée à visage découvert, assumée, revendiquée, en étant aimables avec la police. C’est lourd, mais ça n’entame en rien notre motivation. »

Un recours en cassation est envisagé par la défense.

  • Source : Alexandre-Reza Kokabi, Reporterre
  • Photo : Gare Saint-Lazare, le 26 mai. ©Alexandre-Reza Kokabi/Reporterre





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