Périphérique de Valence : le chantier suspendu
Saint-Péray se trouve en haut de la photographie, à l'ouest de Valence, que l'on voit entourée des portions déjà existantes du pérpiphérique. - Esby / CC BY-SA 3.0 / Wikimedia Commons
Saint-Péray se trouve en haut de la photographie, à l'ouest de Valence, que l'on voit entourée des portions déjà existantes du pérpiphérique. - Esby / CC BY-SA 3.0 / Wikimedia Commons
Durée de lecture : 1 minute
Un répit pour les opposants à la déviation de Saint-Péray en Ardèche, qui doit compléter le contournement périphérique de la ville de Valence. Vendredi 15 novembre, ils ont obtenu la suspension du chantier pour deux mois.
Le tribunal administratif de Lyon a demandé à la préfète de l’Ardèche d’examiner la requête des associations de défense de l’environnement sur la protection des espèces protégées, rapporte Libération
Le site abrite une cinquantaine d’espèces protégées, dont une douzaine inscrites en tant qu’espèces menacées sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature. Pour les juges, l’enjeu de leur protection n’a pas été suffisamment pris en compte par les études préalables du maître d’œuvre des travaux, la communauté de communes Rhône Crussol (CCRC).
Un projet imaginé il y a 50 ans
« Ça ne veut pas dire que ce projet de route va être annulé mais ça veut dire qu’on va enfin réaliser les études qui auraient dû être faites depuis bien longtemps », se félicite Sarah, membre de l’association Alterre, une des associations qui s’oppose au projet de déviation, interrogée par France Bleu.
Cette déviation est censée permettre de boucler le périphérique de Valence. Dessiné par l’État il y a 50 ans, son plan prévoit d’artificialiser 50 hectares de terres agricoles à proximité du Rhône. Estimé à 13,3 millions d’euros en 2012, le coût des travaux atteint aujourd’hui 23,6 millions.