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Pétition contre la loi Duplomb : une députée RN pressentie pour animer les débats

L'Assemblée nationale, le 10 juillet 2025.

La pétition historique « Non à la loi Duplomb » doit-elle déboucher sur un nouveau débat à l’Assemblée nationale ? Telle est la question à laquelle la commission des affaires économiques devra se frotter le 17 septembre. Problème : une députée du Rassemblement national (RN) est pressentie pour élaborer le dossier sur lequel se baseront les parlementaires pour trancher cette épineuse question.

Révélée le 4 septembre par le média Contexte, cette information attise la colère des ONG écologistes : « Ce serait une insulte aux plus de 2,1 millions de Françaises et de Français ayant signé cette pétition et exprimé leur opposition à la loi Duplomb », a réagi Générations futures. Et d’ajouter, en guise de rappel, que l’ensemble des députés du parti d’extrême droite a voté — ou voulu voter — pour l’adoption du texte, lors du vote solennel du 8 juillet.

Mensonge sur l’acétamipride

Députée du Lot-et-Garonne, Hélène Laporte — qui devrait être nommée rapporteuse dans quelques jours — est une fervente défenseuse de la loi facilitant l’utilisation de pesticides, la construction de mégabassines et l’élevage industriel. Auprès de Contexte, le RN se dit toutefois favorable à l’organisation d’une discussion en séance publique pour répondre aux soi-disant « désinformations » sur l’acétamipride.

La réintroduction de ce neurotoxique, retrouvé dans les bébés et ravageur pour de nombreuses espèces, a été censurée par le Conseil constitutionnel le 7 août. Trois mois plus tôt, Hélène Laporte minimisait en commission parlementaire les répercussions de ce pesticide sur les pollinisateurs et assurait qu’aucune autre « alternative crédible » n’existait. Une fausse information, comme l’a expliqué Reporterre.

« Nous condamnerons toute tentative d’instrumentalisation du débat visant à le transformer en campagne de désinformation et en marchepied pour une prochaine initiative législative visant à réautoriser les néonicotinoïdes », a déclaré Générations futures.

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