Plus de 4 000 espèces sauvages ciblées par le trafic illégal
Même si des espèces emblématiques comme les rhinocéros sont moins touchées que par le passé, le trafic d'animaux sauvages reste présent partout dans le monde. - Pexels / CC0 / Frans van Heerden
Même si des espèces emblématiques comme les rhinocéros sont moins touchées que par le passé, le trafic d'animaux sauvages reste présent partout dans le monde. - Pexels / CC0 / Frans van Heerden
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Plus de 4 000 espèces sauvages, végétales ou animales, sont en proie au commerce illégal. Mardi 14 mai, les Nations unies ont dévoilé la troisième édition du World Wildlife Crime Report, le rapport mondial sur la criminalité liée aux espèces sauvages. Reptiles, mollusques, perroquets, mais aussi coraux, bois de rose et cactus courent le danger quotidien d’être prélevés, vendus et utilisés à des fins alimentaires, médicinales, pour servir d’animaux de compagnie ou enrichir des collections personnelles.
Malgré deux décennies d’actions concertées aux niveaux national et international, « le trafic d’espèces sauvages persiste dans le monde entier », alerte le rapport. Des espèces emblématiques, comme les éléphants ou les rhinocéros, sont moins touchées qu’auparavant d’après les saisies effectuées entre 2015 et 2021. Pour autant, quelque 162 pays et territoires sont encore concernés par ces trafics illicites.
Des retombées multiples
« Au-delà de la menace immédiate pour la conservation des espèces cibles, les réductions de population causées par le trafic peuvent jouer un rôle dans le déclenchement d’impacts au niveau des écosystèmes », précisent les auteurs. Et ce, en perturbant les interdépendances entre les espèces et en sapant les fonctions et processus associés.
Cette criminalité menace aussi les avantages socioéconomiques des populations locales, dont les revenus, l’alimentation ou les médicaments sont basés sur ces écosystèmes. « Cela porte atteinte encore davantage à la bonne gouvernance et à l’État de droit à travers la corruption, le blanchiment d’argent et les flux financiers illicites », conclut le document.