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En bref — Eau, rivières, océans

Pollution des eaux : le budget de l’État est largement insuffisant

Les agences de l’eau ont besoin de 400 millions d’euros de plus par an afin de mener à bien leurs missions. C’est la conclusion d’un rapport parlementaire que le journal Contexte s’est procuré. Ces agences sont des actrices essentielles de la préservation de l’eau : elles mènent ou financent des actions de dépollution, d’entretien des réseaux, de restauration des rivières… Elles sont ainsi le bras financier du ministère de l’Écologie sur la question de l’eau.

Le rapport, commandé par l’exécutif au député Christophe Jerretie (Modem) et au sénateur Alain Richard (LREM), explore des pistes pour élargir les moyens des agences de l’eau. L’enjeu : tenir l’objectif européen de « bon état » de l’eau en 2027, « difficilement atteignable pour la France ». 44 % des eaux de surface étaient en bon état écologique en 2015. Mais seules 22 % des masses d’eau du bassin Artois-Picardie étaient considérées comme étant en bon état en 2019.

Il y a donc du pain sur la planche… et pas assez de moyens. Et ce d’autant plus que depuis plusieurs années, le gouvernement ponctionne dans le budget des agences de l’eau pour financer d’autres mesures environnementales.

L’agriculture est à l’origine de la plupart des pollutions des eaux

D’après le rapport, « la capacité d’intervention des agences de l’eau apparaît ainsi en diminution ». Les parlementaires préconisent donc de relever temporairement le plafond de recettes affectées aux agences et de prélever aux départements une part de la taxe d’aménagement.

Paradoxalement, le rapport n’envisage pas de demander une contribution supplémentaire à l’agriculture, pourtant à l’origine de la plupart des pollutions des eaux. Les parlementaires « estiment cependant qu’en raison de l’extrême diversité des méthodes et pratiques de ses professions, des nombreuses mesures déjà engagées pour intégrer les objectifs environnementaux, et des facteurs de fragilité économique (...), il n’y a pas d’argument d’opportunité pour envisager un prélèvement nouveau touchant l’agriculture ».

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