Pour Trump, détruire l’habitat d’une espèce n’est pas lui faire du « mal »
Donald Trump à la Maison Blanche, le 16 avril 2025. - © Brendan Smialowski / AFP
Donald Trump à la Maison Blanche, le 16 avril 2025. - © Brendan Smialowski / AFP
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Que signifie le « mal » ? Telle est la question du jour, aux États-Unis. Le 16 avril, le gouvernement de Donald Trump a publié une proposition visant à assouplir la définition de ce mot dans la loi destinée à protéger les espèces menacées d’extinction. Votée en 1973, celle-ci prévoit l’interdiction de causer du tort aux plantes et aux animaux en danger. Et cela implique, aux yeux de la Cour suprême, de ne pas dégrader ou détruire leur habitat.
Seulement, cette définition réglementaire ne plaît pas au Président climatodénialiste. Son département de l’Intérieur, chargé des questions écologiques, suggère donc de modifier la loi pour que celle-ci ne se cantonne plus qu’à l’interdiction de tuer ou blesser intentionnellement un spécimen.
Aussitôt publiée, la mesure a provoqué la colère des organisations écologistes : « Cette proposition permettrait aux industries forestières, pétrolière et minière ainsi qu’à l’État ou aux particuliers, de détruire l’habitat d’espèces protégées, même si les dégâts font du mal à ces espèces », a déploré dans un communiqué l’association Earthjustice. Elle se dit prête à engager des poursuites pour que le texte soit abandonné.