123
Média indépendant à but non lucratif, en accès libre, sans pub, financé par les dons de ses lectrices et lecteurs

En brefTransports

26 % des sols bétonnés par la France l’ont été pour construire des routes, parkings...

Une étude a analysé les politiques de mobilités non pas sous l’angle de la décarbonation, mais sous celui de la préservation et de la restauration des sols.

Mercredi 4 mars, l’Institut de la transition foncière publie une note sur l’emprise foncière des transports. Constatant que construire des routes et autres infrastructures de transport artificialise les sols, cette étude entend analyser les politiques de mobilités non pas sous l’angle de la décarbonation, mais sous celui de la préservation et de la restauration des sols.

En France, les infrastructures liées aux transports couvrent 3 % du territoire français, et constituent 26 % des sols artificialisés. Malgré les objectifs de réduction d’artificialisation des sols mobilisé dans la politique relative au zéro artificialisation nette des sols (ZAN), cette tendance est encore à la hausse : « la construction de nouvelles routes continue de consommer des espaces naturels, agricoles et forestiers », souligne l’Institut de la transition foncière qui précise qu’entre 2011 et 2021, près de 16 000 hectares ont été artificialisés pour construire des infrastructures routières.

Des « gisements fonciers majeurs »

Selon les calculs de l’institut, les petits aérodromes civils et privés de France occupent aujourd’hui plus de 14 000 ha, tandis que les parkings peuvent représenter jusqu’à 35 % du foncier des zones d’activité économique.

« Parallèlement, délaissés routiers, parkings surdimensionnés et plateformes aériennes sous-utilisées représentent des gisements fonciers majeurs », relève l’institut qui estime que renaturer seulement 1 % par an des surfaces revêtues permettrait de libérer les sols d’environ 140 000 ha en dix ans.

Faire évoluer les systèmes de mobilités en réallouant une partie des infrastructures existantes aux transports en commun, et limiter, voire abandonner certains projets sont cités parmi les pistes de solutions immédiates pour davantage de sobriété foncière.

legende