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En brefJustice

Procès Nestlé Waters : annulation de pièces clés sur les taux de microplastiques

L'une des décharges sauvages à They-sous-Montfort, dans les Vosges.

Coup de théâtre au procès de Nestlé Waters sur les décharges sauvages près de ses sites d’embouteillage dans les Vosges. Le 23 mars, à la demande de la défense, le tribunal correctionnel de Nancy a annulé une grande partie des pièces du dossier, notamment toutes les analyses de taux de microplastiques et rapports d’ingénieurs-conseils commandés par le parquet durant l’enquête préliminaire.

En cause, des « lacunes dans la procédure », a indiqué le président du tribunal, Didier Gastaldi. Un des avocats de Nestlé Waters, Me Christophe Michaud, avait dénoncé des analyses « erronées » en s’appuyant sur des contre-expertises commanditées par le groupe qui démontrent selon lui « l’absence de pollution des eaux ». « Nestlé cherche surtout à contester les analyses qui fondent les poursuites pénales », a réagi Me Florence Dole, l’avocate des associations écologistes. Tous les avocats des parties civiles, soutenus par le procureur Amaury Lacôte, ont réclamé de nouvelles analyses indépendantes. Ces débats ont entraîné une suspension du procès jusqu’au mardi 24 mars, 13 h 30.

La société Nestlé Waters Supply Est est poursuivie pour avoir laissé à l’abandon plus de 473 000 m3 — l’équivalent de 126 piscines olympiques — de bouteilles en plastique et autres polluants dans 4 décharges sauvages à Contrexéville, They-sous-Montfort, Saint-Ouen-lès-Parey et Crainvilliers. Ces dépôts ont entraîné des écoulements de microplastiques dans les eaux superficielles et souterraines, à des concentrations « rendant toute vie aquatique impossible et ayant des effets nuisibles sur la santé, la flore et la faune ». Le procès doit durer jusqu’au vendredi 27 mars.

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