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Proximité avec l’extrême droite, structure opaque... « Libé » révèle les turpitudes de la Fondation Brigitte Bardot

Brigitte Bardot en 2019.

Le journal Libération a publié, du 21 au 24 avril, une enquête en trois volets révélant des dysfonctionnements au sein de la fondation Brigitte Bardot, créée par la star en 1986 et dédiée à la protection des animaux. L’actrice, décédée en décembre 2025, laisse derrière elle une structure opaque, très peu contrôlée par l’État.

La fondation, reconnue d’utilité publique en 1992, devrait pour cette raison faire l’objet d’inspections drastiques, d’autant plus au vu de son énorme patrimoine : des particuliers lèguent parfois des fortunes colossales à l’organisme, pour que celui-ci prenne soin de leurs animaux à leur mort. La fondation se voit aussi offrir des maisons luxueuses, de grands appartements, des voitures, des comptes bancaires… Mais l’État semble ne pas jouer son rôle de vérification.

Libération révèle notamment que les représentants des ministères de la Transition écologique et de l’Agriculture sont sans cesse absents des réunions du conseil d’administration, alors qu’ils sont normalement chargés de veiller à la façon dont l’argent public est utilisé — puisque l’entité procure des avantages fiscaux aux donateurs. Seul le ministère de l’Intérieur envoie systématiquement un émissaire. Aucun des ministères concernés n’a voulu s’expliquer auprès de Libération.

Lire aussi : Racisme : les hommages à Brigitte Bardot divisent les défenseurs des animaux

En outre, selon les informations du quotidien, la fondation Brigitte Bardot ne transmet pas à la préfecture ses comptes annuels et ses procès-verbaux de conseils d’administration, comme elle devrait le faire en raison de son statut « d’utilité publique ».

Libération note aussi la proximité de la fondation avec des personnalités d’extrême droite, notamment Frédéric Chatillon, néofasciste proche de Marine Le Pen et ancien président du GUD, un groupe d’extrême droite d’action violente. C’est sa société de communication, Riwal, qui travaillait aussi pour le Front national, qui a pris en charge la conception du magazine de la fondation, tout comme la gestion du site internet et des réseaux sociaux, dès la fin des années 90 et jusqu’en 2024.

D’autres sociétés ont depuis fait leur apparition parmi les prestataires, dans lesquelles on retrouve encore Frédéric Chatillon ou son entourage. Avant sa mort, Brigitte Bardot partageait par ailleurs sa vie avec Bernard d’Ormale, un ancien conseiller politique et intime de Jean-Marie Le Pen.

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