Requins-baleines, raies manta, okapis... Des dizaines d’espèces vont être mieux protégées
Une raie manta (Manta birostris). - Kevin Lino / CC BY 2.0/ NOAA/NMFS/PIFSC/ESD via Wikimedia Commons
Une raie manta (Manta birostris). - Kevin Lino / CC BY 2.0/ NOAA/NMFS/PIFSC/ESD via Wikimedia Commons
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77 espèces font leur entrée sur la liste des espèces protégées, actualisée lors de la 20ᵉ Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites), qui s’est clôturée le 5 décembre.
Victoire historique, selon les associations de protection des animaux, 70 espèces de requins et de raies ont été protégées davantage. La commercialisation des requins océaniques, requins-baleines, raies manta est ainsi totalement interdite. L’interdiction est également étendue à l’okapi, dont il ne subsiste qu’une petite population en République démocratique du Congo, et aux iguanes marins et terrestres des Galapagos. Celui des geckos et grenouilles du genre Pelophylax est fortement régulé.
La France a en revanche échoué à faire interdire le commerce du concombre de mer, menacé par la surpêche. Les civelles — anguilles au stade juvénile au cœur d’un vaste trafic international — restent commercialisables en petite quantité et l’interdiction totale d’utilisation et de circulation du pernambouc, ce bois endémique du Brésil, utilisé dans la fabrication des archets d’instruments à cordes (violons, altos, contrebasses…), n’a pas été retenue. Un quota d’exportation à zéro a néanmoins été retenu pour les spécimens sauvages.